Pierre Beaufort a bouclé son 10e Ironman

Déjà qualifié pour Hawaï, le Fraiturois a terminé dans la douleur l’Ironman de Francfort en 9 heures et 34 minutes.

Déjà assuré de prendre le départ de l’Ironman d’Hawaï en octobre prochain, grâce à sa qualification décrochée en Afrique du Sud en mars dernier, Pierre Beaufort a pris le départ de l’Ironman de Francfort il y a quelques jours. Une course durant laquelle il a souffert et où il n’est pas parvenu à atteindre les objectifs qu’il s’était fixés.

capture ecran 2017-07-26 à 19.11.17.jpg«Même si c’était un peu une course sans enjeu pour moi, étant donné que j’avais déjà mon billet pour Hawaï, elle me tenait à cœur, car elle représentait ma dixième participation à un Ironman. C’est la première fois que j’ai décidé de prendre part à trois Ironman sur l’année. Je n’avais donc aucune pression ni objectif sauf celui de passer la ligne d’arrivée d’un Ironman pour la dixième fois», explique Pierre Beaufort, qui s’alignait pour la quatrième fois sur le tracé allemand. «J’espérais faire une bonne course, car c’est un circuit qui me convient bien. Je m’étais bien préparé et je pensais être prêt.» Mais, sur place, le Fraiturois a dû déchanter. «Je craignais un peu la partie natation qui est mon point faible. Mais, sur cette course, la nage se fait en lac. Ce qui est tout de même plus facile qu’en mer. Je suis sorti de l’eau en réalisant un temps correct.
Mais, une fois sur le vélo, je ne parvenais plus à avaler quoi que ce soit de solide après 100 kilomètres. Mes barres énergétiques ne passaient plus. Je me suis donc tourné vers les gels qui, s’ils sont bien absorbés, apportent la même dose d’énergie. Mais je sentais tout de même mon estomac travailler, car j’avais envie de manger.» C’est à ce moment que les ennuis ont commencé pour notre représentant régional. «J’ai déposé le vélo en 4 h 52 et l’objectif des 9 h 15 de course restait donc à ma portée.
Les premières foulées de la course à pied étaient bonnes. Mes jambes et mon corps semblaient bien réagir. Mais, une fois arrivé au semi-marathon, plus rien n’a joué en ma faveur. La chaleur était étouffante, je me sentais déshydraté et les gels liquides ne passaient plus non plus. Et, pourtant, c’est souvent à ce stade que la vraie course commence. J’ai malheureusement dû baisser mon rythme, car mon corps ne suivait plus. Durant les 21 derniers kilomètres, j’ai simplement lutté pour limiter les dégâts, mais je n’ai jamais baissé les bras ou songé à abandonner.»
Pierre Beaufort finit par franchir la ligne d’arrivée en 9 h 34min, terminant à la 21e place de sa catégorie 35-39 ans qui comptait tout de même 400 participants. «Je ne m’en suis pas sorti si mal. Surtout que, les jours qui ont suivi ont permis de découvrir que je souffrais d’une angine et d’une gastro. Mais je ne me cherche pas d’excuse. Je suis certain que si j’avais pu me livrer à fond dans des conditions optimales, j’aurais pu intégrer le top10 de ma catégorie», termine le Fraiturois.
OLIVIER JOIE.  La Meuse du 26 juillet

Son prochain objectif sera de passer sous la barre des 10 h à l’Ironman d’Hawaï en octobre prochain.

Considéré comme la course la plus convoitée dans le monde, l’Ironman d’Hawaï se disputera en octobre prochain. Une course à laquelle prendra part Pierre Beaufort pour la seconde année consécutive.
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capture ecran 2017-07-26 à 19.11.09.jpg«C’est une fierté d’avoir réussi à décrocher mon ticket, lors de l’Ironman en Afrique du Sud, car la plupart des triathlètes ne rêvent que de cette course. Chaque année, beaucoup essayent de se qualifier, mais peu y arrivent. J’y ai pris part l’an dernier et je m’étais aussi qualifié en 2014. Mais je n’avais pu m’y rendre, car ma petite fille venait de naître. De plus, cela demande un sacré budget. Il faut faire des sacrifices toute l’année pour pouvoir y prendre part», explique Pierre Beaufort, qui espère bien améliorer son chrono de l’an dernier où il était parvenu à boucler l’épreuve en 10 heures 7 minutes et 51 secondes.
Ce qui lui avait permis de se classer à la 533e place sur les 2200 participants. «Mais, l’an dernier, je ne connaissais pas trop le parcours où il y a tout de même pas mal de dénivelés. Sans compter la chaleur. Cette fois-ci, je sais à quoi je dois m’attendre.» Et c’est surtout le mental qui joue lors de ce type de course.
«Je vais tenter de bien récupérer après cet Ironman de Francfort. Pour le moment, je ne sens pas trop mes jambes lourdes. Mais je vais surtout axer ma préparation sur le mental.» Car le Fraiturois n’aura qu’un seul objectif en tête: améliorer son chrono et passer sous la barre des 10 heures. «Jusqu’à présent, j’ai réussi à terminer tous mes Ironman sous la barre des 10 heures sauf celui d’Hawaï. Donc ce serait bien de parvenir à en faire de même avec ce parcours. Mais je ne me mets aucune pression.»-O.J

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