Sécurité routière. 13 PV par jour sur la bande d’arrêt d’urgence !

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L’année dernière, les forces de l’ordre ont verbalisé 4.809 conducteurs parce qu’ils n’avaient pas de raison valable d’être sur la bande d’arrêt d’urgence (BAU) de l’autoroute. Cela représente un peu plus de 13 procès-verbaux par jour.
Les trois quarts de ces infractions
ont été relevées en Flandre (3.672), contre 1.088 en Wallonie et 49 à Bruxelles, selon les statistiques présentées à la Chambre par le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon. Ces chiffres sont en baisse par rapport à 2016, avec respectivement 4.377, 1.307 et 93 verbalisations constatées respectivement au Nord, au Sud et au Centre du pays.

Pour rappel, il n’y a pas qu’en cas de panne ou d’accident qu’on peut emprunter la bande d’arrêt d’urgence. « Si un enfant est malade à l’arrière, on peut considérer cela comme une urgence. Mais le conducteur veillera à s’arrêter le minimum de temps car c’est un endroit très dangereux », indique Benoît Godart, porte-parole de l’Institut Vias. Pas question donc de faire un pit stop pour un pipi pressant ou répondre au téléphone à un coup de fil du patron. « Vu le réseau autoroutier belge, il ne faut pas rouler très longtemps avant de tomber sur une aire de parking », rappelle le spécialiste de la sécurité routière.

Le montant du p.-v. n’est pas le même selon qu’on roule ou pas. Le fait de s’arrêter à tort sur la BAU est une infraction du deuxième degré, passible d’une amende de 116 euros. L’usage de la BAU pour remonter un bouchon constitue une infraction du premier degré (56 euros).
La Meuse du 13 novembre

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