Tinlot: de la spiruline fraîche fabriquée chez soi

La Meuse Huy-Waremme a développé l'article publié sur ce blog le 20 décembre:" La Tinlotoise Gersande Blanchard reçoit le prix du public à ”Innova Tech” et a rencontré Gersande Blanchard.

capture ecran 2018-12-30 à 20.13.46.jpgUne Tinlotoise a pris part à ce projet de fabrication de spiruline. Avec une équipe de scientifiques liégeois, ils entendent bien révolutionner notre façon de manger.
Gersande Blanchard, une Tinlotoise de 45 ans, participe à un projet innovant : Microspir. Financés par la Région wallonne et implantés à l’ULiège, quatre scientifiques (François Darchambeau, Bruno Delille, Robin Crunenberg et Gersande Blanchard) se sont lancés dans un pari original : créer un incubateur de spiruline.
D’abord, qu’est-ce que la spiruline ? « C’est une micro-algue tropicale, originaire des abords du Lac Tchad sur le continent africain. Elle est généralement consommée sèche sous forme de gélule ou de poudre. Les végétariens en raffolent car elle contient beaucoup de protéines. Elle séduit par son intérêt nutritionnel et s’inscrit dans une alimentation saine. On la qualifie souvent d’aliment du futur », indique Gersande Blanchard. La docteure en biologie a toujours travaillé dans le domaine de l’environnement. Avec ce projet, elle espère répandre la consommation de ce super-aliment.
SpirhOme, le nom officiel de l’incubateur, est destiné, avant tout, à l’usage domestique. Mais à quoi sert-il ? « L’incubateur est un petit concentré de technologie, nous avons pris deux ans à le concevoir. Avec un système de pompe, il récolte automatiquement la spiruline issue de l’algue. Par sa taille, le prototype que nous avons créé s’adresse à des ménages de maximum quatre personnes  ».
L’équipe de biologistes ambitionne de commercialiser l’objet d’ici l’été 2019 au prix de 479€. « Le coût se justifie par les matériaux. Tout est pensé pour minimiser l’impact de la machine sur la qualité de la spiruline. Le principe, c’est de consommer une spiruline de bonne qualité, contrairement à ce qu’on trouve parfois dans le commerce », signale la scientifique tinlotoise.

Une originalité récompensée

capture ecran 2018-12-30 à 20.13.52.jpg
La spiruline fraîche, en plus d’être rare, n’est pas disponible en Belgique. « Il y a des producteurs en France mais à ma connaissance, c’est tout », lance Gersande Blanchard. Elle est donc plus répandue sous sa forme sèche. L’incubateur de la Tinlotoise représenterait une première mondiale. Il pourrait révolutionner le quotidien des grands consommateurs de l’algue : 100 grammes de spiruline d’entrée de gamme coûtent une quinzaine d’euros alors que la même quantité de spiruline de bonne qualité coûterait entre 25€ et 35€.

Une innovation récompensée lors de la soirée Inovatech en octobre dernier à Liège. Sur les 58 équipes en compétition, celle de Gersande a remporté le prix du public. Le caractère « énergie verte » de la machine a séduit le jury. « C’est une belle reconnaissance. Cela nous encourage et montre bien que notre projet a de l’intérêt et de la valeur », sourit la Tinlotoise.
(https://huy-waremme.lameuse.be/325489/article/2018-12-25/tinlot-de-la-spiruline-fraiche-fabriquee-chez-soi)

Écrire un commentaire

Optionnel