La mobilité en Belgique: 10 points d'attention

Le site de VIAS présente une analyse intéressante en 10 points sur la mobilité en Belgique.

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1. Congestion croissante en et aux abords des grandes villes belges
Bruxelles et Anvers font partie du top mondial en terme d’heures perdues dans les embouteillages selon plusieurs indices de mesure de trafic, tels que INRIX Traffic ScoreCard ou TomTom Traffic Index. Aujourd’hui, les deux villes se retrouvent dans le haut du classement et les heures perdues dans les embouteillages augmentent chaque année un peu plus. A Anvers, les automobilistes perdent en moyenne 34 minutes par jour, soit un temps de trajet sans embouteillages plus long de 30%. C’est 7% de plus qu’en 2008. A Bruxelles, c’est pire : l’automobiliste perd en moyenne 44 minutes par jour, soit un temps de trajet 38% plus long que sans embouteillages. Là aussi c’est chaque année un peu plus. Ces heures perdues peuvent quasi doubler en heure de pointe le matin et le soir (jusqu’à +85%).
2. Le Belge se déplace plus que ses voisins européens
Si l’on compare avec nos voisins, l'automobiliste belge roule en moyenne 6% de kilomètres de plus par an que le Néerlandais et 9% de plus que le Français [1] alors que la superficie de notre pays est plus petite. Ainsi, le belge parcourt en moyenne 22 km chaque jour pour se rendre à son travail [2] contre 15 km pour un français [5].
3. Croissance des déplacements d’ici 2030
Dans son rapport publié en 2015, selon des projections de croissance économique et démographique, le bureau fédéral du plan anticipe une augmentation annuelle de 0.5% du nombre de déplacements, soit une croissance du volume total des déplacements de 10% entre 2012 et 2030. Une croissance de 11% du nombre de passagers-kilomètres est aussi attendue pour la même période : les distances parcourues par le belge augmentent. Pareil pour le transport marchandises : +45% du nombre de tonnes-kilomètres sont attendus d’ici 2030, avec toujours une prédominance par route (74% en 2012 contre 70% en 2030). A cette augmentation des déplacements est associée une augmentation de la congestion, avec une réduction de la vitesse en heures de pointe (-24%) et creuses (-10%). [3]
4. Les déplacements domicile-travail et domicile-école très concentrés dans le temps
La plupart des déplacements ont lieu en heure de pointe, de 7h à 9h le matin et entre 15h et 18h le soir. En jour scolaire moyen, la plupart de ces déplacements sont des déplacements « domicile-travail » et « domicile-école » (65%) ou des déplacements d’accompagnement (15%) [2].
Les déplacements domicile-travail représentent environ 25% des kilomètres moyens parcourus par jour dont 2/3 en heures de pointe [2].  
5. La voiture reste le mode de transport n°1 des Belges
La voiture seule est le mode de transport le plus populaire chez le Belge, pour la plupart de ses déplacements. 56% des belges utilisent ainsi la voiture pour se rendre au travail [4]. L’utilisation de la voiture varie selon la distance parcourue mais reste malgré tout prédominante même pour des courtes distances : 1 déplacement sur 4 est réalisé en voiture pour des distances de moins de 5 km pour les motifs d’aller travailler (10%) et professionnel (4%), chercher/déposer quelqu’un (15%), loisirs (16%), shopping (43%), autres (12%) [4].
Ceci dit, la part de la voiture recule : -15% en 6 ans, au profit notamment du vélo qui atteint aujourd’hui les 16%, soit plus de 10% de plus qu’en 2010 [4].

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6. Vers l’utilisation d’une palette de modes de transport
7. Différentes stratégies de localisation des entreprises
8. La voiture de société
9. Mobilité et environnement
10. Les coûts sociétaux des transports - y compris accidents et insécurité routière - trop élevés

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