Attaqué par une buse pendant son jogging

Un quadragénaire hutois a vécu une sacrée mésaventure. Vendredi après-midi (7 juin), comme à chaque fois qu’il a un créneau dans son emploi du temps, Cédric Delleur (41) décide d’aller courir. Tout se passe bien jusqu’au moment où il arrive sur les hauteurs d’Antheit, au bout du cul-de-sac de la rue Ferdinand Fontaine. Alors qu’il ne s’y attendait pas, une buse l’a attaqué.

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« C’est la première fois que j’empruntais ce chemin en faisant mon jogging », explique Cédric. « À un moment donné, j’ai aperçu une buse qui tournait à 5-6 mètres de hauteur. Je n’y ai pas vraiment prêté attention. Puis elle est repassée à un mètre au-dessus de moi. Cela m’a un peu surpris. Elle est ensuite revenue par-derrière et a planté ses griffes dans mon crâne, tout en me donnant des coups de bec.J’ai mis ma main et j’ai alors vu que je saignais. J’ai voulu poursuivre mais le rapace continuait à plonger en ma direction pour m’empêcher d’avancer. C’est assez surprenant. Je n’ai pas eu le choix. J’ai dû faire demi-tour. » 
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« Je me suis un peu renseigné. C’est actuellement la période de nidification. Cette buse ne m’a pas attaqué pour le plaisir », souligne le Hutois. « Elle avait sans doute son nid à proximité et elle voulait le défendre. Je ne suis pas le premier joggeur à qui cela arrive. Par contre, il ne faudrait pas que des promeneurs avec des enfants passent par ce chemin au bout du cul-de-sac de la rue Ferdinand Fontaine. Pour l’instant, il vaut mieux l’éviter. » Lire l'article complet dans la Meuse H-W

Le 30 mai, c'était en Gaume, que les attaques de buses étaient signalées. La Meuse Luxembourg
Attaques de buses, ça recommence: joggeurs, prudence! (Voir la vidéo)
Comme chaque semaine, Caroline est allée courir dans les environs d’Izel, où elle habite.« J’étais en train de courir sur un sentier qui mène en forêt, entre Izel et Florenville. J’étais arrivée dans un endroit assez dégagé, entouré de champs. Tout à coup, j’ai vu un oiseau faire des cercles dans le ciel. Puis soudain, il a foncé sur moi. Il m’a frôlé les cheveux. La première fois, cela a été tellement vite que j’ai mis du temps à réaliser ce qu’il se passait. Ce n’est que la deuxième fois, lors de la seconde attaque, que j’ai remarqué que c’était une buse que, visiblement, je dérangeais... J’ai crié et je me suis mise à courir en revenant sur mes pas, les mains sur la tête », explique-t-elle.
L’an dernier, tout comme l’année précédente d’ailleurs, une buse n’hésitait pas à s’en prendre aux promeneurs, aux joggeurs et aux cavaliers de passage dans les environs de la Vierge Jacques dans la vallée de Rabais (Virton). Cette buse avait blessé plusieurs personnes, dont une plus sérieusement (voir ci-contre). Idem à Chatillon et Sivry. Bref, les buses nidifient pas mal en Gaume, où elles se montrent particulièrement protectrices et donc agressives.

Contacter la commune
Si les attaques sont répétées, « il faut contacter la commune, qui peut introduire une demande de dérogation auprès du DNF pour que l’on capture la buse – qui est un animal protégé – et que l’on avise de ce qu’il faut en faire. En règle générale, les buses déviantes (sic) ne sont pas supprimées. On cherche d’abord à les replacer dans un autre endroit moins sensible », nous expliquait un agent DNF lors des premières attaques.

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