Tinlot: Roselyne (74), amputée, réussit son permis du premier coup

En 2017, Roselyne s’est vu retirer son permis de conduire à la suite d’une amputation de la jambe gauche. Après l’annonce de l’amputation, un premier choc pour Roselyne, c’est l’annonce de ce retrait qui lui a porté le coup de grâce. Aujourd’hui, elle a récupéré son permis, du premier coup !
 Je ne saurais même pas expliquer ce que ça fait quand on nous prend notre permis de conduire », confesse Roselyne Tasia. « C’est comme nous enlever une partie de notre liberté ». Tee-shirt oversize et jeans troués, Roselyne n’a rien perdu de son caractère fonceur, et en oublie même parfois sa prothèse. Et ce n’est certainement pas son arrivée au Home de Seny (Tinlot) qui allait la décourager. À 74 ans, Roselyne n’a qu’une idée en tête : passer son permis de conduire.
« J’ai pris des cours d’auto-école pendant quelques semaines. Le code de la route a tout de même pas mal changé depuis que j’ai eu mon premier permis ! », raconte Roselyne. Un premier permis de conduire que Roselyne a passé... au Congo. Elle y a vécu pendant un an. Ironie du sort, Roselyne est grande conductrice. Plus jeune, elle a vécu en Provence pendant 23 ans, et y retournait régulièrement en voiture pour rendre visite à son entourage. Dans les années 80, Roselyne passe même son permis poids-lourds. « Pendant la crise en Pologne, il fallait des personnes pour conduire les convois de médecins et de médicaments au départ des Cliniques Saint-Luc à Bruxelles », retrace Roselyne.
Une liberté en or
Le 29 mai, Roselyne réussit son permis du premier coup, malgré le stress. « Dans l’établissement, tout le monde m’a soutenu. Quand les soignantes savaient que je devais partir tôt pour aller à l’auto-école, elles me préparaient un petit-déjeuner à apporter. Quand j’ai annoncé la nouvelle de ma réussite, c’était la folie ici ! », sourit Roselyne, encore surprise.
Pourquoi un permis de conduire maintenant ? « Pour la liberté. On est sur la terre pour être libre ».
Aurélie Hubin, directrice du Home, ajoute : « C’est la preuve qu’en maison de repos, on peut encore avoir des projets. Nous étions tellement heureux d’apprendre que Madame Tasia avait réussi ». Aujourd’hui, Roselyne se prépare à acheter une petite voiture automatique qui lui permettra d’aller où bon lui semble.
Lire la suite, et regarder la vidéo dans la Meuse H-W

 

Écrire un commentaire

Optionnel