Un 4e loup en wallonie, dans les Hautes - Fagnes

Un nouveau loup dans les Hautes-Fagnes !
Le réseau loup du Service Public de Wallonie a pu mettre en évidence de nouveaux éléments sur la situation des loups en Wallonie grâce notamment aux analyses génétiques réalisées par GeCoLab (NDLR : Laboratoire de génétique de la conservation). Pour rappel, deux loups avaient été identifiés en 2016 sur le plateau des Tailles et en 2018 dans les Hautes Fagnes. Tous deux de lignée d’Europe centrale.
Un troisième loup a été détecté en mai 2019, dans les environs d’Ebly. Ce loup de lignée italoalpine est un mâle, ce qui a été confirmé par la génétique ainsi que par une séquence vidéo. Cette semaine, les analyses génétiques réalisées en routine sur les indices de présence dans les Hautes-Fagnes ont révélé l’existence d’un quatrième individu. L’ADN a été extrait d’un excrément récolté en mars 2019. L’ADN quoique dégradé permet d’établir une différence certaine avec le mâle actuellement présent depuis le mois de juin 2018. Parmi les 24 traces ADN relevées dans ce secteur, c’est la seule et unique mise en évidence de ce nouvel individu, également un mâle de lignée d’Europe centrale.
La dernière observation du « loup des Hautes Fagnes » a été réalisée le 25 mai dernier. On peut donc supposer qu’il est bien toujours chez nous. Si le loup a mauvaise réputation, il ne présente pourtant aucun danger pour l’homme. L’animal s’attaque à des proies faciles (animaux blessés, malades ou âgés). Seul 1 % de sa nourriture provient des cheptels tels que les moutons ou chèvres. Pour éviter les conflits et aider les éleveurs à protéger leurs animaux, Natagora, Natuurpunt et le WWF ont mis en place le « Wolf Fencing Team ». Il s’agit d’un programme d’information et d’installation de barrières. L’objectif est d’empêcher les loups de s’attaquer aux animaux domestiques.  La Meuse du 22 juin

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