• Gare aux conséquences judiciaires pour les publications d'avis de recherche non-officiels sur les réseaux sociaux

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    "La fille de ma collègue a disparu… Partagez un maximum, s’il vous plaît !" Une publication sur Facebook, une photographie représentant la personne disparue… Il n’est pas anodin de voir passer des avis de recherche sur les réseaux sociaux. Peut-être, d’ailleurs, les partagez-vous.

    Mais là ou ça coince, c’est lorsque vous partagez des avis de recherche non-officiels. Cela peut avoir des conséquences négatives sur l’enfant ou l’adolescent recherché ainsi que des conséquences judiciaires.
    "On republie, on partage la publication d’un autre et des erreurs se glissent, ou des interprétations sont faites ou des annotations sont ajoutées. Il y a d’office des conséquences judiciaires selon ce qui est publié. Je pense déjà simplement au respect de la vie privée des gens. Vous risquez de publier des données personnelles. Le respect de la vie privée ça fait partie de règlements qui sont très précis et surveillés en Belgique comme ailleurs. Donc, on va forcément trouver des premières infractions. D’autres, pour lesquelles on pourrait être poursuivi selon ce qu’on diffuse, ce qu’on raconte", insiste Régis Kalut, porte-parole de la police fédérale.<
    Pas de droit à l’oubli et pas ce connaissance du contexte de la disparition... lire la suite sur le site le RTBF
    Montage illustration AL

  • Huy : le Fort marqué par les deux Guerres mondiales

    L’histoire du Fort de Huy est principalement liée à l’occupation nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Devenu lieu de mémoire, les visiteurs ont la possibilité se rendre compte des conditions de vie des prisonniers.

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    Vestige de l’ancien château, le Fort possède une histoire riche : « Il a été construit par les Hollandais entre 1818 et 1823 sur le site de l’ancien château. Il devait accueillir 600 garnisons, mais il n’en sera rien et en 1830 les Hutois vont en prendre possession lors de la révolution belge. Le Ministère de la défense, et le Général Brialmont, va alors le moderniser fin du 19e siècle en ajoutant des canons. Pour rien, car le Fort ne servira jamais militairement », explique Bernadette Latinne, conservatrice des musées de Huy.
    Les périodes qui auront marqué le Fort sont les Guerres mondiales, et particulièrement la seconde. Les soldats allemands vont incarcérer plus de 7000 prisonniers entre mai 1940 et le 5 septembre 1944 : « C’est une période très dure avec des conditions de détention extrêmes : cachots, salle d’interrogatoire, chambres de détention et lavoirs rudimentaires. Les premiers prisonniers étaient des miniers français. Plus de 200 d’entre eux avaient été transférés au Fort après une grève. La majorité des miniers s ’étaient finalement retrouvés déportés à Sachsenhausen. Des Liégeois ont également séjourné entre ces murs comme Joseph Pholien, Arthur Massin et Julien Lahaut. En tant que figure de proue des grèves dans le bassin liégeois, Lahaut n’aura pas reçu un traitement délicat », ajoute Bernadette Latinne.
    Lieu de mémoire
    Racheté par la ville de Huy en 1973, le Fort est devenu un lieu de mémoire pour ne pas oublier les blessures du passé. Il reste un témoignage intact de la vie vécue sous l’occupation nazie. L’espace muséal éclaire le visiteur sur les conditions de vie des prisonniers durant la Seconde Guerre mondiale et sur la vie quotidienne de la population. Un spectacle pédagogique à l’attention des écoles retrace même l’histoire des prisonniers sur base de témoignages et anecdotes réels. Un autre moyen de comprendre ce qu’ont vécu les témoins est une vidéo d’une quinzaine de minutes après la visite des lieux. L’an passé, le Fort a accueilli 12.973 personnes.
    Le Fort de Huy est ouvert tous les jours jusqu’au 31 octobre. En semaine, les visiteurs peuvent s’y rendre entre 9h30 et 17h. Les week-ends, jours fériés et en juillet-août, les visites se dérouleront de 10 à 18h. Deux journées des familles seront également organisées les 4 et 25 août prochains.
    La Meuse