Prescriptions médicales électroniques au 1er janvier, que deviennent les anciennes ordonnances ?

En pharmacie, une interrogation des clients revient très régulièrement : que devient une prescription faite avant le 1er novembre 2019, soit avant le changement de délai ? Puis-je encore l’utiliser ?

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« Si un médicament a été prescrit avant cette date, le pharmacien peut délivrer ce médicament jusqu’au 31 janvier 2020 au plus tard, sauf si le prescripteur avait précisé une date de délivrance différée sur la prescription. Côté remboursement, l’assurance soins de santé rembourse un médicament prescrit avant le 1er novembre 2019 comme elle le faisait jusque-là, c’est-à-dire jusqu’à la fin du 3e mois qui suit la date de prescription ou, le cas échéant, jusqu’à la fin du 3e mois qui suit la date indiquée par le prescripteur », conclut l’INAMI.

Pour rappel. « Auparavant, un pharmacien pouvait délivrer un médicament prescrit sans limite dans le temps. Tandis que l’assurance soins de santé remboursait ce médicament jusqu’à la fin du troisième mois qui suit la date de prescription. Ce petit casse-tête pour les prescripteurs, le pharmacien et le patient a disparu : le délai dans lequel le pharmacien peut délivrer un médicament au patient et le délai pendant lequel ce médicament est remboursable sont désormais plus simples et alignés », précise l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI).

Une des questions les plus fréquemment posées aux médecins concerne les prescriptions pour une longue durée. « Il n’est aujourd’hui plus possible de faire des prescriptions valables plus d’un an ou non datée. C’est difficile à comprendre pour certains patients, comme les femmes qui étaient habituées d’avoir des ordonnances avec des dates très lointaines pour leur pilule contraceptive », affirme un généraliste. « L’autre grande interrogation concerne la date limite de la prescription. Certains patients pensent qu’ils pourront encore aller chercher leur médicament après la date limite mais ce n’est plus le cas. Un retour chez le médecin est nécessaire ». Lire l'article complet dans La Meuse du 24/12.

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