Liaison Tihange-Tinlot. La suite du (mauvais) feuilleton

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Entamée en 2004, après de longues années de palabres, la liaison Tihange Tinlot a déjà coûté 7,4 millions d’euros. - A.BT

Philippe Henry, le ministre wallon de la mobilité, a répondu à la députée Caroline Cassart à propos de la phase 3 de la future liaison Tihange-Tinlot et de la réunion organisée avec les 13 agriculteurs expropriés le 6 février dernier. Furieux, les agriculteurs avaient dénoncé le manque de préparation et l’absence de proposition de dédommagement.

Dans sa question écrite, Caroline Cassart ajoute : « Monsieur le Ministre, ce constat n’est pas très réjouissant et cela manque de sérieux vis-à-vis des agriculteurs concernés. Pouvez-vous me dire ce qu’il en est ? Comment expliquez-vous le manque de préparation de votre administration ? » 
Le ministre Henry vient de transmettre sa réponse à la députée. Il confirme que cette réunion avait pour but la signature des autorisations de prise de possession. « Si certains participants n’ont pas eu les informations qu’ils attendaient, c’est évidemment regrettable. » Il ajoute : « Mon administration me confirme toutefois que les plans d’expropriations étaient à disposition des agriculteurs lors de la réunion et qu’un budget d’expropriation global est bien prévu. Les remarques formulées par les riverains lors de la demande de permis d’urbanisme n’auraient effectivement pas toutes été prises en compte par le fonctionnaire délégué. Cependant, au niveau de mes compétences, mes services mettent bien en œuvre le permis d’urbanisme obtenu. » Et le ministre de conclure : « Dans cette procédure, c’est le Comité d’acquisition qui agit souverainement. Sans décision contraire de l’autorité, les expropriations vont se poursuivre. En substance, le Comité d’acquisition va réaliser les estimations, négocier avec les futurs expropriés et lancer le cas échéant les expropriations judiciaires. »
Extraits de l'article de La Meuse H-W

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