La fondatrice de l'ASBL Hippopassion à Fraiture est décédée

Il y a 23 ans, Marie-Claire Senterre-Devillers entend parler d’une ASBL d’hippothérapie basée à Tavier (Anthisnes), qui rencontre d’importantes difficultés financières. Aidée de quelques partenaires, l’assistance sociale décide de reprendre la dette de l’association et de lancer un nouveau projet. Hippopassion voit alors le jour. Aujourd’hui, ce sont 240 patients qui bénéficient chaque semaine des bienfaits de la médiation équine sous la supervision bienveillante d’une équipe de 13 travailleurs (psychologues, ergothérapeutes et psychomotriciens).
Âgée de 76 ans, la fondatrice du projet a succombé à son cancer jeudi dernier, à la maison, auprès de sa famille. Elle est restée présidente du conseil d’administration jusqu’à ses derniers jours.

C’est sa fille, Géraldine Senterre, qui occupe le poste de directrice depuis 2007.
« Ma maman a grandi dans une ferme, ce qui l’a sensibilisée à la place de l’animal dans la société », explique-t-elle. « Elle était très professionnelle et animée par l’envie de créer un projet de soins aux personnes fragilisées. Elle a assaini les finances de l’ancienne structure et développé l’aspect soignant en quelque chose de plus évolué. Elle accordait une grande importance aux valeurs de solidarité et d’équité. »
Enthousiasmée par la réflexion intellectuelle autour de l’hippothérapie, Marie-Claire Senterre-Devillers voulait proposer le meilleur service possible pour répondre de façon adaptée à la demande de chaque individu. « Elle savait que c’était comme ça qu’on pourrait améliorer le bien-être des personnes », détaille sa fille. « Les équipes pouvaient compter sur son soutien indéfectible et sa convivialité. Elle n’avait pas peur d’aller au contact et de s’intéresser à la vie de chacun : usagers, thérapeutes et parents. »

Un dernier souhait : des dons
Afin de soutenir son association en ces moments difficiles, la fondatrice d’Hippopassion comptait parmi ses derniers souhaits la récolte de dons. Le centre a dû fermer ses portes au début du confinement, engendrant d’importantes pertes financières. « On a dû répartir nos 18 chevaux sur 7 prairies. Une partie de l’activité devrait reprendre fin mai, mais on ne sait toujours pas si les stages d’été auront lieu. »

Un arbre au CNRF
Notons que le CNRF de Fraiture va planter un arbre sur son site, en mémoire de Marie-Claire Senterre-Devilliers. C’est elle qui, en 1999, a initié la collaboration avec le centre neurologique pour aider les personnes atteintes de sclérose en plaques. C’est grâce à son travail de démarchage que le site de Fraiture a pu être occupé par l’ASBL.

>Pour faire un don à l’association : BE79 3635 3626 3833

Article de Pierre Targnion dans La Meuse H-W

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