Le site Arcelor à Marchin va être assaini

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« Le gouvernement wallon souhaite réhabiliter 400 hectares de terrains industriels, à savoir les sites de Carsid à Charleroi et d’ArcelorMittal à Liège et à Marchin. Ce projet majeur d’une ampleur inédite rencontre l’objectif ambitieux que le gouvernement s’est fixé : dépolluer et reconvertir au moins 100 hectares de friches industrielles par an, afin d’y développer l’emploi et l’activité économique. Rappelons que la Wallonie compte 5.600 sites pollués, pour une superficie de 22.047 hectares, soit 1.3 % du territoire wallon », indique le Ministre wallon de l’Economie, Willy Borsus.
Jeudi, la Région wallonne a lancé les discussions de rachat des 282 hectares de terrains laissés libres suite à l’arrêt de la phase à chaud par Arcelor Mittal en 2013. Ce sont des terrains superbement situés pour une future réindustrialisation de la région liégeoise.

16 hectares aussi à Marchin
Sont concernés les 180 hectares du site de Chertal, comme l’écrivait l’Écho ce mercredi. Mais aussi les trois fois 34 hectares du haut-fourneau B, de la cokerie à Ougrée et du HF6 à Seraing. Des terrains qui appartiennent toujours à Arcelor Mittal qui a obligation de les dépolluer avant de les réutiliser ou de les revendre. Sont concernés également les 16 hectares du site de Marchin
« Ces terrains sont non seulement bien situés et très bien équipés, explique Willy Borsus, le ministre wallon de l’Économie, mais ils rencontrent aussi toute notre ambition d’assainir d’anciens sites industriels pour ne pas en ouvrir d’autres sur des terres agricoles. Et de recréer un tissu industriel en Wallonie pour ne plus dépendre régulièrement de l’étranger.»
« C’est une très bonne nouvelle qui ouvre des perspectives. On va sans doute mettre en place un groupe de travail », se félicite le bourgmestre de Marchin, Eric Lomba.

« Sur l’ensemble du site sidérurgique, anciennement les Tôleries Delloye Matthieu (TDM), deux portions ont déjà été vendues : un grand hall et l’ancienne bascule à la limite de Huy. Il reste la ligne d’électrozingage HP5 qui est toujours en activité. La Région va racheter les anciens bureaux, les halls HP3 et HP4 qui ont été mis sous cocon en 2014 et toute une série de petits halls aux alentours de l’église. Le problème est qu’il n’y a toujours pas eu d’analyses de sols pour déterminer l’importance de la pollution. Elle ne serait pas si importante que cela selon Charles Delloye, le dernier directeur avant le rachat d’Arcelor. Si la Région reprend la main, on saura enfin clairement ce qui peut être fait sur ce site installé en pleine nature », explique Eric Lomba.
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