• Encore moins de naissances en Belgique en 2019 ! Au 1/1/2020, nous étions 11.492.641

    C’est toujours le « baby-bug »
    Cette baisse qui devait être temporaire n’a pas l’air de s’arrêter
    Au 1er janvier 2020, la population légalement enregistrée en Belgique atteignait 11.492.641 habitants, selon les chiffres officiels de Statbel, l’office belge de statistique.

    51 % (5.832.577 personnes) sont des femmes, et 49% (5.660.064 personnes) des hommes. La population belge a connu une croissance de 61.235 personnes, soit 0,54 %. Ce chiffre est tout à fait conforme à la croissance des dernières années (toujours autour du demi pour cent).

    Evolution du nombre de naissances

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    BAISSE CONSTANTE DES NAISSANCES
    Mais même si les naissances sont toujours plus nombreuses que les décès, on observe cependant une baisse constante de leur nombre. Un phénomène qui dure depuis plusieurs années. Au départ, la baisse de la fécondité a été expliquée par la crise de 2008 (la chute a commencé juste après celle-ci) et les experts pensaient que cela ne durerait pas. Mais visiblement, cela s’inscrit bien dans le temps.
    Les femmes mettent de moins en moins d’enfants au monde.

    Quelles explications à ce phénomène? On a tout d’abord pensé au fait que les femmes faisaient de plus longues études et privilégiaient leur carrière professionnelle. Ce qui explique notamment le fait qu’elles tombent enceintes de plus en plus tard.
    La baisse de la fécondité se concentre en effet sur les femmes de moins de 30 ans. Le mode de vie des couples a également évolué. Les questions environnementales ont peut-être également joué.
    « Alors que nous pensions que cette baisse de la fécondité serait passagère et qu’il y aurait tôt ou tard un effet de « rattrapage », nous devons aujourd’hui constater que ce n’est pas le cas.
    ...lire la suite dans 7 dimanche

    Malgré cette baisse des naissances, la population totale continue de croître.
    Ce sont donc surtout les migrations internationales qui constituent le moteur de croissance persistante de la population. En 2019, les migrations internationales représentaient 89 % de la croissance observée de la population.


    > Le top 5 des nationalités qui immigrent en Belgique est :

    1. Les Belges (qui reviennent en Belgique après un séjour à l’étranger)
    2. Les Roumains
    3. Les Français
    4. Les Néerlandais
    5. Les Italiens
    Pour les personnes qui émigrent de Belgique, on observe pratiquement le même top cinq, sauf que les Italiens arrivent en 6e position et les Polonais à la 5e place. -
    Article complet de M. Parez dans 7 dimanche

  • Avec Wallangues, apprenez les langues sur votre smartphone

    La plate-forme Wallangues, qui, comme son nom l’indique, permet d’apprendre une langue étrangère ou le français, existe désormais sous forme d’app pour smartphone. Une évolution logique.

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    En 2012, la Wallonie créait Wallangues, un site d’apprentissage des langues en ligne. Ce site, gratuit, permet à tout un chacun d’apprendre une langue, de se perfectionner, de rafraîchir ses connaissances… voire de discuter avec des « natifs » à l’autre bout du monde. Selon des sondages effectués auprès des utilisateurs, 95 % de ceux-ci trouvent cette initiative « très utile » ou « utile ».

    Et le confinement suite au Covid ne fait que confirmer l’attrait pour le site Wallangues. Pendant le Covid, ce sont tout de même 25.000 personnes qui étaient actives sur le site.
    Celui-ci permet de choisir entre quatre langues : l’anglais (54 % des utilisateurs), le néerlandais (31 %), l’allemand (5 %) et le français (10 % des utilisateurs). L’apprentissage du français s’adresse bien sûr aux étrangers mais aussi aux Wallons eux-mêmes, désireux d’améliorer leur langue maternelle.
    « Lors du lancement de la plate-forme, on lançait les bases de l’e-learning », dit Christie Morreale, ministre wallonne de l’Emploi, qui a la tutelle sur le Forem. « Aujourd’hui, il existe 130 formations en ligne. »

    Facile à utiliser
    Mais quel est l’intérêt d’une app pour smartphone. « Aujourd’hui, tout le monde a un smartphone, alors que ce n’est plus le cas pour les PC », estime la ministre.

    Il est vrai que le smartphone est plus souple et plus facile d’utilisation. On peut donc très bien faire quelques révisions ou exercices de langues dans le train, ou à l’arrêt de bus. C’est plus difficile avec un PC. Facile à télécharger et à utiliser (nous avons testé), l’app « permet à chacun d’adapter son apprentissage à ses besoins », selon ses promoteurs. Et cela, en favorisant ce que l’on appelle le « microlearning », c’est-à-dire des leçons plus courtes et plus motivantes. Rappelons, comme le dit Mme Morreale, que « les langues constituent l’un des principaux critères de mise à l’emploi des personnes. »
    La Meuse

  • Sécheresse 2020- rappel sur les conditions pour réunir la Commission de constat des dégâts aux cultures

    La sécheresse que nous connaissons depuis mi-mars entraine d’ores et déjà des dégâts sur les cultures : mauvaise levées de cultures de printemps, problèmes de remplissage des grains de certaines céréales, prairies déjà sèches,…

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    Si vous le jugez utile, vous pouvez d’ores et déjà interpeller votre bourgmestre pour réunir la commission de constat des dégâts aux cultures soit pour faire valoir votre perte dans le cadre des barèmes agricoles (dès 20% de pertes) ou dans le cadre d’une éventuelle reconnaissance de la sécheresse comme calamité agricole.
    Aurélie Noiret

    Comment réunir la commission de constat des dégâts aux cultures ?

    Demandez à votre Bourgmestre de réunir la commission. La demande doit se faire par écrit dans chaque commune où des dégâts sont constatés et doit spécifier la date, la cause des dégâts et les parcelles touchées.
    Lorsque les parcelles endommagées sont situées sur le territoire de plusieurs communes, il faut donc faire appel aux Bourgmestres respectifs pour obtenir l'intervention de la Commission d'expertise locale.

    Est-ce possible de réunir la commission malgré la crise du COVID 19 ?

    Oui.

    La commission communale est composée :

    1. du bourgmestre ou de son représentant ;
    2. d’un représentant du SPW ARNE, service extérieur ;
    3. d’un expert-agriculteur désigné par le collège communal ;
    4. d’un expert-agriculteur ou expert en matière agricole ou horticole désigné par le SPW ARNE. 

    Un agent du contrôle local des contributions directes est également invité aux réunions de la commission.

    La commission ne siège valablement si trois membres au moins, sont présents. Il n’est donc pas indispensable que le représentant du SPW (service extérieur) soit présent pour le premier constat vu les exigences de confinement et le travail que ces personnes réalisent pour assurer le paiement des calamités 2018. Il faut cependant que s’assurer de la bonne application de la procédure, il est donc bien utile de lire le vade-maecum publié par la région wallonne (lien en fin de texte) et de poser vos éventuelles questions par téléphone au représentant du SPW.

    Pourquoi deux constats sont-ils obligatoires pour espérer obtenir des indemnités des calamités agricoles?

    Le Bourgmestre concerné convoque la Commission qui doit constater et quantifier officiellement les dommages sur le terrain.
    Les procès-verbaux de constat doivent être signés sur l’honneur par 3 membres au moins de la commission.
    Les dommages doivent, en principe, être constatés à 2 reprises:

    • à l’époque des faits dommageables
    • au moment de l’enlèvement de la récolte.

    Le premier constat est nécessaire pour établir que les dégâts sont dus à un événement exceptionnel et pour préciser la nature des cultures et des superficies en cause.
    Le deuxième constat sert à évaluer la perte définitive subie, après dommage, sur la parcelle concernée. Si le dommage définitif peut être déterminé lors du premier constat, celui-ci peut suffire.

    Pourquoi l’IRM n’a-t-il pas encore déclaré l’année comme exceptionnelle?

    Pour que la sécheresse que nous connaissons actuellement soit reconnue dans le cadre des calamités agricoles, l’IRM doit objectiver la situation comme étant exceptionnelle, c’est-à-dire avoir une période de retour supérieure à 20 ans. Attention qu’il s’agit que la probabilité qu’un événement climatique se produise est de l’ordre d’une fois tous les 20 ans. Ce n’est donc pas parce que la sécheresse a été reconnue comme exceptionnelle  il y a peu qu’elle ne le sera pas cette année-ci. Il faut par contre attendre la fin du phénomène climatique pour avoir une analyse précise.

    Quels seront les autres critères à respecter pour les calamités agricoles?

    En plus de la condition liée au phénomène climatique, des exigences économiques doivent être rencontrées, à savoir:

    • les dégâts globaux doivent dépasser 1.5 million d’euros;
    • les dégâts moyens doivent atteindre 7500 euros par dossier;
    • l’intensité des dégâts doit atteindre au moins 30 % de la production normale.

    Vous trouverez plus d’informations sur le sujet dans le Vade Maecum publié par la Région Wallonne : 
    https://bit.ly/2zTOUYR
    Source: FWA