Dons d’organes: on pourra faire part de sa volonté en ligne et à la carte dès juillet

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La ministre de la santé, Maggie De Block, souligne que la possibilité de s’inscrire en ligne comme donneur d’organes (ou pas) permettra à plus de citoyens d’entamer la démarche, parce que ce sera plus facile.
Au 1er juillet, il sera également possible de s’enregistrer chez son médecin traitant. Mais notez que l’enregistrement à l’administration communale reste une des solutions.

Pourquoi faut-il entamer une telle démarche alors que, dans notre pays, chaque citoyen est donneur potentiel après son décès, à moins de s’y être opposé explicitement de son vivant ? En fait, dans la pratique, les médecins ne prélèvent pas d’organes sans autorisation explicite. Si le défunt n’a pas fait enregistrer sa volonté, le médecin prendra contact avec les proches mais la famille n’est pas toujours au courant du souhait du défunt. En outre, il est assez délicat de poser ce genre de question après la perte d’un être cher. L’enregistrement permet donc de lever tous les doutes.
Et alors que 2018 a vu de nombreux citoyens faire la démarche auprès de leur commune, les chiffres dont depuis en nette baisse. Pour info, si les enregistrements avaient été si nombreux en 2018, c’est en raison d’une campagne spéciale qui avait été faite au moment des élections communales. De 84.603 en 2018, on est descendu à 5.264 en 2020.

Où vont mes organes
Autre nouveauté de taille, il est désormais possible de décider séparément de ce qu’il advient de nos organes et de notre matériel corporel. À partir du 1er juillet, les citoyens pourront faire enregistrer leur préférence selon quatre options distinctes.

La première : j’autorise le don de mes organes pour une transplantation dans le corps d’une autre personne. La seconde propose trois cas de figure : je fais don de mon matériel corporel humain tel que les os ou les vaisseaux sanguins soit pour un patient qui en a besoin, soit pour la production de médicaments ou de traitements innovants ou soit pour la recherche scientifique, comme par exemple pour mieux identifier la cause d’une affection ou pour trouver de nouveaux traitements.
Le 1er juillet, lorsque vous vous connecterez sur masanté.be pour signaler vos préférences, munissez-vous d’un lecteur de carte d’identité électronique. Vous pouvez aussi accéder au site via l’application itsme.
M.P. La Meuse

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