Des milliers d’intoxications aux médicaments par an

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Vous êtes toujours plus nombreux à appeler votre pharmacien ou le Centre antipoisons après avoir utilisé un mauvais médicament. C’est d’ailleurs pour cette raison que les Belges prennent le plus souvent contact avec les experts du Centre antipoisons. 42,87 % des appels pris en 2019 étaient liés aux médicaments et aux conseils médicaux. 12.975 d’entre eux concernaient des adultes et 9.001 des enfants.

Anxiolytiques, neuroleptiques
« Les voies d’exposition diffèrent quelque peu chez l’adulte et chez l’enfant. Pour les appels concernant les médicaments, l’ingestion (90,1 %) est la principale voie d’exposition dans les deux groupes. On note chez l’enfant plus d’administrations de médicaments par voie rectale et par instillation dans le nez. Cette différence s’explique par l’utilisation plus importante en pédiatrie de médicaments sous forme de suppositoires et de gouttes nasales », précise le Centre antipoisons. « Les médicaments du système nerveux viennent en tête tant chez l’adulte (47,87 %) que chez l’enfant (26,19 %). Comme on peut s’y attendre, les médicaments du système cardiovasculaire représentent une source d’exposition plus importante chez l’adulte (8,41 %) que chez l’enfant (4,26 %). Les enfants sont plus exposés aux médicaments du système respiratoire et du système musculosquelettique ».

En 2019, un total de 6.449 adultes et 2.367 enfants ont un contact inadapté avec des médicaments liés au système nerveux. Les psycholeptiques sont ceux qui impliquent le plus d’intoxications (37,98 %). Il s’agit ici essentiellement des anxiolytiques (44,7 %). Arrivent ensuite les analgésiques (29,54 %). Ils se répartissent entre 3 groupes de produits : les analgésiques et antipyrétiques (70,9 %), les opiacés (27,2 %) et les antimigraineux (1,8 %). Mais, le paracétamol est l’analgésique antipyrétique le plus souvent en cause (97,1 %).

« Les erreurs les plus fréquentes sont les surdosages et les erreurs de produit. Les erreurs dans la voie d’administration sont plus rares. Enfin, la prise de médicaments périmés est une source d’inquiétude mais reste en général sans conséquence », précise le Centre antipoisons.

Souvent le soir et la nuit
« Les erreurs de produit surviennent souvent le soir ou la nuit : la fatigue, un éclairage insuffisant, une mauvaise vue expliquent la confusion entre des emballages similaires : désinfectant et sirop pour la toux par exemple. Chez le patient âgé, les troubles de la mémoire peuvent conduire à prendre plusieurs fois un même médicament. Enfin, les douleurs intenses incitent à la prise répétée de fortes doses d’antidouleur à intervalles proches. Cela peut provoquer une grave intoxication », conclut-il.
La Meuse

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