Jean-Louis construit un ponton couvert pour les marcheurs à Tinlot

Les promeneurs qui ont l’habitude de traverser le bois de Soheit, situé à mi-chemin entre Nandrin et Fraiture, connaissent probablement le sentier de la Biennegotte, proche du ruisseau du même nom. Également appelé « sentier du cordonnier », il a la particularité de traverser une zone particulièrement humide, voire marécageuse, que les randonneurs ont du mal à franchir.
« C’est une zone très inondable. Le ruisseau sort de son lit par fortes pluies. Les gens utilisaient des solutions de fortune pour passer comme des rondins en bois ou des palettes », explique Paul Eloy, instituteur à Nandrin et fondateur de B-A-S-E, un groupe citoyen actif dans la préservation de la nature.
Heureusement pour les marcheurs, le propriétaire du bois a décidé prendre les choses en main et de construire de sa propre initiative un ponton en bois d’une dizaine de mètres, couvert d’une toiture en tuiles.

Un expert en cabane et pontons
Originaire de Maredsous, Jean-Louis Ancion est un expert forestier de 65 ans, qui n’a jamais cessé de travailler. Dans son temps libre, il fabrique toutes sortes de constructions en bois : cabanes perchées, cabanons, pontons, chalets… Il publie le résultat sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme «Cabane Cabane». Le propriétaire du bois de Soheit n’en était donc pas à son premier coup d’essai. « Les gens avaient du mal à passer et c’était dangereux. Je me suis dit que j’allais faire ça convenablement. Pour que ça ne glisse pas quand il pleut, j’ai ajouté un toit », explique le bricoleur.

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Evidemment, construire une plateforme stable sur un marécage n’a pas été une mince affaire. Après avoir étalé des rondins pour pouvoir rouler avec ses machines sans s’embourber, Jean-Louis Ancion a dû enfoncer des pieux en chêne jusqu’à 2 mètres de profondeur. « J’y ai attaché les madriers puis j’ai pû faire le plancher, sur lequel j’ai placé les murs et le toit. C’était difficile mais j’ai de l’expérience ».
Le chantier a démarré au début de la dernière semaine de juin et il aura fallu environ une semaine de travail pour construire la structure. En revanche, le toit en tuiles vient tout juste d’être achevé ce samedi, avec l’aide de Paul Eloy et d’autres membres du groupe B-A-S-E. « C’est mon métier et ça me passionne. C’est un défi et je me rends utile pour les gens, » explique Jean-Louis Ancion.
Dans la région de Huy-Waremme, il a déjà réalisé plusieurs chalets de chasse, dont un à Hermalle-sous-Huy, plusieurs chalets sur étang, notamment à Nandrin et Anthisnes, et une cabane dans un jardin à Waremme.

Toutes ses réalisations sont visibles sur le site internet www.ancionforet.be .
P. Tar. La Meuse H-W

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  • Comment traitez-vous le bois pour le protéger ?

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