Ce qui a changé au 1er octobre 2020

Une série de nouveautés et de changements ont pris effet au 1er octobre. En matière de règles sanitaires, mais pas seulement. Voici le résumé des principaux changements.

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Masque en extérieur
À l’issue du Conseil national de sécurité (CNS) de mercredi dernier, plusieurs mesures prises dans le cadre du plan de lutte contre la pandémie de coronavirus ont été adaptées. Dès aujourd’hui, le port du masque n’est plus obligatoire à l’extérieur, sauf dans des lieux très fréquentés et dans les endroits où la distance de sécurité de 1,5 mètre ne peut être garantie. Le masque restera cependant obligatoire dans les transports publics, dans les magasins et dans les cinémas. Et les autorités bruxellois ont décidé de leur côté que chaque citoyen devra toujours être en possession de son masque.

La quarantaine a été revue
Un nouveau système de quarantaine est aussi mis en place puisque la période d’isolement est réduite de 14 à 7 jours. « Si vous avez des symptômes du Covid-19, contactez votre médecin, qui vous mettra immédiatement en isolement pendant une semaine. Si vous êtes testé positif, la quarantaine d’une semaine reste de mise. Si le test est négatif, vous pouvez immédiatement suspendre la quarantaine, si votre santé le permet », avait expliqué à ce sujet la Première ministre Sophie Wilmès (MR).


Les événements
Autre adaptation : le nombre d’invités lors d’événements organisés de manière professionnelle ne sera plus restreint. Pour les événements organisés à titre privé sans encadrement professionnel, la limite reste par contre fixée à 10 personnes. En outre, les soirées dansantes ne seront pas encore autorisées.

En Wallonie, les agents régionaux confrontés à la nécessité de garder leur enfant de moins de 15 ans à domicile seront autorisés à prendre un congé sans solde.

Le tarif prosumer entre en vigueur
Le tarif prosumer entre en vigueur ce 1er octobre, mettant un terme – provisoire ? – aux multiples rebondissements qui auront émaillé le lancement de cette redevance que la CWApE, le régulateur du secteur énergétique en Wallonie, entend imposer aux détenteurs de panneaux photovoltaïques pour leur utilisation du réseau énergétique.

Après de longues tractations, le gouvernement wallon avait adopté, le 9 juillet dernier, une série de mesures de soutien aux détenteurs d’installations photovoltaïques de petites tailles mais aussi de l’ensemble des consommateurs, dans le cadre de l’entrée en vigueur de ce tarif prosumer, initialement prévu en janvier dernier puis finalement gelé jusqu’au 1er octobre. Budget de l’opération : 242 millions d’euros.
Cet accord devait mettre un terme aux discussions tendues entre partenaires de la majorité, le MR étant fermement opposé à ce tarif imposé aux détenteurs de panneaux photovoltaïques pour couvrir leur utilisation du réseau énergétique.
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Nouveau baromètre pour les médécins généralistes belges
Un nouveau baromètre relatif au Covid-19 est lancé ce 1er octobre auprès de tous les médecins généralistes belges. Un projet en collaboration avec l’Institut de santé publique Sciensano, l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami) et avec les associations de médecins généralistes Domus Medica et la Société scientifique de médecine générale (SSMG).

Les consultations des généralistes concernant des problèmes respiratoires, dont le Covid-19, seront répertoriées sur la base du dossier médical électronique, qui générera automatiquement le nombre de patients souffrant de troubles respiratoires. Le médecin devra ensuite envoyer ce résultat à Sciensano deux à quatre fois par semaine.
Le baromètre offrira ainsi la possibilité au secteur des soins de santé de suivre l’évolution de la situation des soins de première ligne. Ceux-ci disposeront donc, grâce à cette cartographie des données, des informations relatives à la propagation du coronavirus à l’avance puisque l’augmentation du nombre de consultations en raison de problèmes respiratoires chez les médecins généralistes se traduit généralement par une augmentation des admissions à l’hôpital deux semaines plus tard. L’institut a, par ailleurs, précisé que les généralistes participants au baromètre pourront compter sur une compensation financière pour cette collaboration.

Le réseau Express du TEC
Le TEC lance ce 1er octobre son nouveau réseau structurant composé de 17 lignes Express. Ces lignes doivent permettre de relier rapidement les villes entre elles. Le TEC entend de cette manière « simplifier et amplifier son offre de transport pour encourager les citoyens à faire le choix d’une mobilité plus durable ».

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En matière de tarification, c’est le tarif Horizon+ qui sera appliqué à toutes ces lignes.

La voie de secours débarque sur nos autoroutes
Dès ce 1er octobre, les automobilistes devront former, en cas d’embouteillage, une voie de secours d’urgence par sens de circulation et ce, sur toutes les routes à deux bandes ou plus.

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Nouveauté : les voies de secours obligatoires dans les bouchons

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Concrètement, les véhicules sur la voie de gauche devront se rabattre le plus à gauche possible en cas d’embouteillage, tandis que les véhicules sur les voies restantes devront serrer aussi à droite que possible. Ce couloir devra impérativement rester libre.
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Un droit de plainte introduit pour les détenus
Le droit de plainte des détenus entre en vigueur ce 1er octobre. Il leur permet de déposer formellement une réclamation contre les décisions individuelles du directeur de la prison, de faire opposition à certaines décisions de placement ou de transfèrement et d’introduire un recours contre un régime de sécurité individuel particulier décidé par le directeur général.
Il peut s’agir par exemple d’une plainte contre la décision de ne pas remettre un courrier à une personne détenue, le refus d’une visite ou d’un contact téléphonique, une fouille au corps ou encore une sanction disciplinaire.
Le détenu peut introduire sa plainte auprès de la commission des plaintes de la commission de surveillance de la prison où il réside. La décision de cette commission peut elle aussi faire l’objet d’un recours, par le détenu ou le directeur de la prison.
L’absence ou le refus de prendre une décision pourra également faire l’objet d’un recours.
« Plus que jamais dans l’histoire du système pénitentiaire belge, les citoyens détenus seront reconnus comme détenteurs de droits », indique l’administration pénitentiaire.
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