Sainte-Marie à Huy: de plus en plus d’enseignants utilisent un amplificateur de voix

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C’est désormais une vision banale. Un professeur qui arrive micro aux lèvres, relié à un casque et un mini baffle à la ceinture. Non, il ne s’agit pas d’une visite guidée de l’Institut Sainte-Marie à Huy, mais simplement d’un enseignant prêt à donner cours. Même s’ils sont loin d’être majoritaires, les professeurs qui ont opté pour l’amplificateur de voix portable sont de plus en plus nombreux au sein de l’école, au moins une dizaine selon les pratiquants.

« C’est en parlant autour de nous que d’autres s’y essayent. Moi-même au début, je n’étais pas du tout pour... », glisse Geneviève Pondant, professeure d’anglais. Le frein principal entendu : l’investissement. Un amplificateur vocal suffisamment puissant coûte en effet un peu moins de 50 euros, à charge de l’enseignant. « Je me disais, pour le principe, que je n’allais pas encore dépenser pour mes cours. D’autant que j’ai une voix qui porte bien. Mais, à force d’en entendre les bienfaits, je me suis laissée convaincre. Et c’est en le testant que je me suis rendu compte à quel point j’étais handicapée avant. Je me disais que c’était la fatigue, le monde, un mal de gorge, mais en fait ma voix se fatiguait énormément », rapporte-t-elle...

Conquises.
Conquises. - A.G.

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« Bien comprendre au fond de la classe »
Dans la classe de deuxième année ayant cours avec Mme Pondant ce lundi, l’amplificateur vocal n’intrigue plus. « Nous avons deux profs qui en portent. Ceux qui ont une grosse voix n’en ont pas besoin, et nous non plus pour les comprendre. Ça dépend vraiment des personnes », estime Julien, 13 ans, de Wanze.
« Je vois quand même une différence. C’est bien pour comprendre ce qui se dit, surtout en langues, quand on est au fond de la classe, ça aide. Avoir un masque complique la compréhension », commente Cassandra, 13 ans, de Wanze.

« Impossible de financer l’achat d’un amplificateur pour tous les professeurs »
L’Institut Sainte-Marie compte 140 enseignants. Tous les équiper d’un amplificateur de voix relève de la mission impossible, affirme la directrice Isabelle Broers. « Sur le budget de fonctionnement, ce n’est pas possible à financer, on pourrait difficilement envisager de l’offrir à tout le monde. Jusque là, aucun professeur ne m’a posé la question », indique Isabelle Broers qui soutient néanmoins l’initiative, à titre individuel. « Je pense au bien-être des enseignants, si cela peut les soulager, c’est une bonne chose. C’est aussi bénéfique pour les élèves, cela les aide à comprendre ce que les professeurs disent. »
D’autres possibilités sont évoquées : des pauses et une aération plus régulières, laisser les élèves s’oxygéner et les solutions au cas par cas. « Les professeurs s’adaptent de façon remarquable pour respecter les normes sanitaires mais cela n’est pas simple à gérer », reconnaît-elle
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La Meuse H-W

Commentaires

  • Pour financer l'achat des amplis il ne reste plus que les troncs !

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