15 novembre, fête du Roi. Du jamais vu depuis la guerre: ni Te Deum, ni cérémonie… 

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La Fête du Roi existe depuis 1886. Isopix

Ce dimanche 15 novembre, c’est la Fête du Roi. Une date pas choisie par hasard car la Belgique célèbre la Saint Léopold. Une fête où le Roi, c’est la coutume, brille par son absence. Cette fois, à cause du Covid, rien n’est prévu. Pas de Te Deum ni de cérémonie officielle au palais de la Nation.  
 
Décidément, l’épidémie de coronavirus aura fait de cette année quelque chose de très spécial. On ne reviendra pas sur les deux confinements, vous êtes déjà assez servis comme ça. Ce Covid a même un gros impact sur l’agenda des membres de la Famille royale. Cela fait belle lurette qu’on n’a plus vu Astrid, et Laurent a effectué quatre apparitions en octobre et une en septembre. Le roi Philippe et la reine Mathilde sont les seuls à encore sortir à l’occasion d’événements ayant souvent trait à l’épidémie et aux Belges qui luttent contre elle.
La dernière fois qu’on a vu officiellement Philippe, Astrid et Laurent ensemble, c’était à l’occasion d’une Fête Nationale très light, à cause du Covid.
Ce dimanche a lieu la Fête du Roi. Depuis 1934 et le couronnement de Léopold III, on la célèbre de nouveau le 15 novembre qui est le jour de la Saint Léopold dans le calendrier liturgique germanique et de la Saint Albert dans le calendrier général. Sous Albert Ier et entre 1910 et 1934, on l’avait déplacée à deux reprises. D’abord au 24 novembre, jour de la Saint Albert dans le calendrier liturgique belge. En 1912, la mère du roi mourut ce jour-là et la Fête fut déplacée au 21 novembre, jour de la Saint Albert dans le calendrier germanique ! On vous passera l’épisode du changement de nom décidé par le Régent entre 1944 et 1950 (« Fête de la Dynastie ») pour revenir à ce dimanche où… il ne se passera rien ! On parle d’une cérémonie en mode digital sans plus.
Depuis 1886
Pas de Te Deum à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule ni de cérémonie officielle au palais de la Nation ! Cette dernière est organisée depuis 2001 par la Chambre des représentants, le Sénat et le Gouvernement fédéral pour contrebalancer le volet confessionnel de la première. L’explication est simple : les rassemblements réunissant un trop grand nombre de personnes sont actuellement interdits. Et la Fête du Roi n’y échappe pas, même si la personne qu’on fête n’est jamais présente à la cérémonie. Ni son épouse, d’ailleurs. Par contre, on avait l’habitude de voir Albert et Paola, Astrid et Lorentz et, parfois, Laurent. Depuis 1886 et l’instauration de cette fête d’inspiration catholique se basant sur les célébrations de la Saint-Louis par les rois de France, on peut compter sur les doigts des deux mains le nombre de fois où rien n’a été organisé. Et cela remonte aux deux guerres mondiales…
Pierre Nizet Sudinfo

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