Le Coronalert amélioré pour les deux millions d’abonnés

Depuis lundi, Coronalert est perfectionnée. L’application belge la plus populaire chez nous a dépassé le cap des deux millions de téléchargements.

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« L’une des seules applications made in Belgium qui rivalise avec la nôtre est itsme », confirme l’un de ses concepteurs, Axel Legay. Depuis son domicile à Incourt, il tient à souligner que, non, les Wallons ne doivent pas être stigmatisés. « Je réfute l’idée qu’ils sont irresponsables. Ils font leur maximum en suivant les mesures et beaucoup d’entre eux ont téléchargé Coronalert ». En comptant toute la population, y compris les enfants, on est donc à près de 1 Belge sur 5 qui a l’application sur son smartphone.
L’informaticien le confesse, elle a eu quelques couacs qui ont pu décourager. « Il y a eu plusieurs cas de figure où cela ne fonctionnait pas. Soit le médecin avait trop de travail et il ne prenait pas votre code à 17 chiffres, soit le patient ne voulait pas le lui donner, soit le médecin ne les recevait pas quand il devait tester une collectivité ».
Dès lundi, il n’y aura plus de risque car si un de ces cas de figure arrive au moment de remplir la prescription du test, les patients qui doivent se faire tester recevront automatiquement un SMS. « Ils pourront encoder eux-mêmes les 17 chiffres et les envoyer ». Rappelons que ce code est anonyme. Il n’est pas possible de connaître le nom de celui qui le remplit. « Il est important de le faire dès qu’on reçoit le SMS. Si on attend le résultat du test qui peut prendre plusieurs jours, cela ne sert à rien ».
Oui mais, alors, pourquoi ne peut-on pas encoder le résultat de son test sur l’application ?
« Car c’est anonyme. Il y a une autre raison, on peut mentir en disant qu’on est positif ». Dans quel but ? « Admettons que vous détestez travailler avec certaines personnes, il suffirait de rester près d’elles pendant plus de 15 minutes puis, après, faire un faux test en disant par la suite que vous êtes positif. De la sorte, vous mettriez en quarantaine les personnes que vous n’aimez pas ».
« Comme une cyberattaque »
Cette application permettra-t-elle, comme il l’avait espéré au début, de desserrer les liens de notre confinement ? « C’est un des outils… mais je ne suis pas à la place du gouvernement. Si nous montrons que nous adhérons aux mesures, il aura encore plus confiance en nous. Je suppose que si le Premier ministre apprenait que les Belges décident de ne plus se laver les mains et de faire une grande fête post-confinement, je ne crois pas qu’il aurait confiance et qu’il desserrerait les liens ».
Plus qu’au printemps, il va falloir composer sur du plus long terme. « Je comprends que cela peut énerver les gens qui voient que les chiffres sont meilleurs, mais on n’a pas assez de recul. Je compare ça avec une cyberattaque. Ce n’est pas parce que l’ordinateur n’est pas tombé qu’il ne tombera pas »

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