Condroz. Les annonces paroissiales. Messes à Noël: le Conseil d'Etat défend la liberté de culte

Les choses se sont précipitées suite à l'arrêt du Conseil d'Etat de ce mercredi qui ordonne au gouvernement de revoir les exceptions à l’interdiction d’exercice des cultes avant le 13 décembre 2020. 
Une décision a été prise directement par le ministre de la Justice mais elle devra encore être ratifiée par le gouvernement et le comité de concertation de ce vendredi.

Capture d’écran 2020-12-09 à 16.03.19.pngSuite à une rencontre entre le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld), et les représentants religieux, il a été convenu d’assouplir les règles coronavirus pour le culte en Belgique.
Concrètement, à partir de ce dimanche, 15 personnes maximum seront autorisées dans les lieux religieux (églises, mosquées, temples, synagogues…) avec un espace de 10 mètres carrés par personne et certaines mesures sanitaires, comme le port du masque. (D'après La Libre et Sudinfo)

Historique de cette situation

Liberté de culte : y aura-t-il des messes à Noël?  Un arrêt du Conseil d’Etat du 8 décembre, ordonne au gouvernement de revoir les exceptions à l’interdiction d’exercice des cultes avant le 13 décembre 2020.

Les autorités devront donc trouver l’équilibre entre respecter la liberté de culte (droit constitutionnel) et les mesures sanitaires. La prudence reste donc de mise. Analyse d’un possible retournement de situation.
A l’origine de cet arrêt du Conseil d’Etat se trouve une requête en référé introduite par des organisations juives d’Anvers. Il est particulièrement mis en cause l’arrêté ministériel du 28 octobre 2020 portant sur des mesures d’urgence pour limiter la propagation du coronavirus COVID-19’.

Restriction disproportionnée
L’arrêt relève que, dans cet arrêté, l’autorité « n’a même pas prévu la possibilité d’exercer collectivement le culte, à titre exceptionnel et sous conditions, le cas échéant uniquement sur demande avec indication du lieu et du moment ». Il considère dès lors qu’il s’agit d’une restriction disproportionnée de la liberté de culte.
Le Conseil d’Etat a donc ordonné ce 8 décembre 2020, dans son arrêt n° 249.177, que « l’État belge modifie son régime d’interdiction des cultes, à tout le moins provisoirement, de sorte qu’une restriction éventuelle de l’exercice collectif du culte ne soit plus disproportionnée. » De nombreux pratiquants – toutes religions confondues – estiment en effet disproportionné d’être interdits de célébrer leur foi – en communauté restreinte – alors qu’il est à  nouveau possible de faire ses courses. L’ultimatum du Conseil d’Etat a été fixé au 13 décembre.

Concertation avant tout
Ceci ne veut pas dire pour autant que les messes reprendront. En effet, le ministre de la justice, Vincent Van Quickenborne, organise mercredi à 14 heures une concertation avec les représentants des cultes reconnus afin de trouver « le juste équilibre entre la liberté de culte et la santé publique », selon ses propres mots. En effet, les chiffres de contamination progressent à nouveau. De nombreux spécialistes appellent donc à la plus grande prudence – sans vouloir pour autant durcir davantage les mesures – pour éviter une troisième vague.
Ce besoin de concertation est aussi exprimé par les requérants – pour rappel un collectif juif d’Anvers. Cette communauté s’apprête par ailleurs à fêter Hanoukka du 10 au 18 décembre durant laquelle des prières collectives doivent être récitées par dix hommes.
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Commentaires

  • "La covid vaut bien une messe !" Autrement dit , 15 personnes maxi dans les églises, alors que l'épidémie n'est guère contenue. L'influence de la religion sur nos dirigeants et magistrats est encore bien présente et donc la séparation des pouvoirs de l'Etat et de la religion n'est toujours pas nette. Comment va-t-on bien pouvoir vérifier ce maximum de 15 ouailles ?

    Nul ne nie le besoin de spiritualité qu’éprouvent de nombreuses personnes mais, outre le fait que vivre sa foi peut se faire individuellement, ce constat n’autorise personne à s’exonérer des efforts collectifs demandés à la société dans la lutte contre le virus.
    Dans les temps que nous vivons, l’impératif de santé publique devrait amener chacun à une élémentaire prudence et à une balance objective des intérêts en présence sur le plan sanitaire.
    La Laïcité s’oppose en tous cas à la prise en compte d’intérêts particuliers au détriment du bien-être collectif.

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