Société

  • Covid-19. Les rassemblements restent toujours limités à 20 personnes maximum

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    Le ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem, a rappelé aux bourgmestres et gouverneurs belges qu’il est toujours important de limiter les rassemblements publics. Jusqu’au 30 juin, les activités en groupes de maximum 20 personnes sont permises dans un contexte organisé et qui permet de respecter la distanciation sociale. Dès le 1 juillet, le groupe devrait pouvoir s’élargir à 50 personnes.
    MANIFESTER AUTREMENT
    Ce rappel fait écho à la manifestation « Black Lives Matter » qui, le 7 juin, a rassemblé environ 10.000 personnes à Bruxelles. La règle implique que « le droit de manifester doit, pour l’instant, être limité dans l’intérêt de la santé publique». Ainsi, le ministre demande « expressément de limiter le droit de manifester dans votre commune ou – si cela s’avère vraiment nécessaire – d’interdire une manifestation ». Pieter De Crem demande donc aux autorités locales et provinciales de se mettre d’accord avec les organisateurs des manifestations pour « attirer leur attention sur les autres manières d’exercer leur droit à la libre expression ».
    Pour le ministre, cette mesure devrait être temporaire et évoluer donc au fil des semaines. « Comme toutes les autres mesures restrictives, cette disposition est soumise à une évaluation continue. Son adaptation fera certainement l’objet d’une discussion au sein du Conseil national de Sécurité à partir du 1er août et peut-être même avant », a-t-il encore évoqué.
    ...
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  • Dimanche 14 juin, bonne fête à tous les papas

    Ce dimanche 14 juin, ce sont les pères qui seront mis à l’honneur en Belgique. Cette tradition est vieille de 5 siècles et remonte donc au Moyen-Age.
    Pour les Chrétiens, elle était célébrée le 19 mars, jour de la Saint-Joseph. Elle a été remise au goût du jour en 1966 (mais effective au début du 20ème siècle) par le Président des Etats-Unis, Lyndon Jonhson. Elle était placée le 3ème dimanche de juin et venait donc s’ajouter à la fête des mères effective depuis 1912. Certains pays ont conservé le 19 mars comme l’Espagne, le Portugal, l’Italie ou la Bolivie. Les autres célèbrent leur paternel dans le courant du mois de juin. En Lituanie, c’est le premier dimanche tandis que l’Afrique du Sud, le Canada, la Turquie, le Maroc, l’Inde, le Japon, la Malaisie, le Vénézuela, les Philippines. L’Ukraine patiente jusqu’au 3ème dimanche de septembre et en Bulgarie, on attend le 26 décembre, faisant ainsi deux jours de festivités consécutifs.

    A chaque pays ses traditions et certaines semblent originales. Chez nous, c’est le côté familial qui prend en général le pas.
    Les plus petits auront préparé leur bricolage et leur petit poème qu’ils réciteront d’une voix fébrile.
    Les plus grands veilleront à offrir un petit cadeau qui fera plaisir et qui marquera une reconnaissance pour l’aide apportée par le patriarche. Un repas en famille et/ou au restaurant (si c’est possible...), du temps passé à côté de son père, qu’importe l’essentiel est de montrer que vous êtes présents en ce jour particulier.
    Nul doute que cette journée aura une saveur particulière cette année.
    Extrait du Vlan

  • Violences familiales. Une alerte via le pharmacien

    Avec le confinement, le nombre d’appels dans les services spécialisés, concernant des violences familiales a très fortement augmenté. Ce qui a interpellé les parlementaires, au premier rang desquels la députée fédérale PS Laurence Zanchetta. « Des personnes se sont retrouvées enfermées avec un conjoint violent », constate Mme Zanchetta. « Avec parfois aussi des répercussions sur les enfants. (...) Le nombre d’appels à « Écoute violences conjugales » a doublé depuis le 30 mars 2020 ».

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    Problème pour ces victimes (des femmes dans la grande majorité des cas) : aller à la police déposer plainte ou même, simplement, chercher de l’aide, voire un accueil d’urgence. D’où l’idée développée par Laurence Zanchetta : « En Espagne et en France, on a donné la possibilité aux victimes d’utiliser les pharmacies comme relais. Ces personnes ont plus facilement accès à leur pharmacie. Des femmes m’ont appelée pour me raconter que les policiers ne veulent pas toujours réceptionner les plaintes. Ou que ces plaintes sont minimisées. D’où cette idée : je suis victime de violences, je vais chez mon pharmacien qui peut me donner des téléphones ou des adresses pour trouver de l’aide. Voire appeler la police. L’idée, c’est bien ça : de faire de la pharmacie un relais. Parce que le pharmacien est une personne de confiance. »

    PLAN NATIONAL
    « C’est vrai que ce n’est pas la panacée », admet Mme Zanchetta, « qu’il faut un plan national plus large contre les violences. Il y a déjà des initiatives qui sont prises au niveau régional, notamment en Wallonie, mais ici, nous nous adressons au fédéral. »

    L’appel au fédéral s’est donc traduit dans une résolution. Voici ce qu’elle demande : « En étroite concertation avec les représentants des pharmaciens, des services de police et des services d’aide spécialisés, mettre en place un dispositif d’appui aux victimes de violences intrafamiliales qui leur permettent de dénoncer les violences dont elles sont victimes en se rendant dans une officine pharmaceutique. » Comme nous le précise la députée PS, l’APB (Association pharmaceutique belge) « n’est pas contre, sous réserve que les pharmaciens soient aussi informés ».

    La résolution a été votée en commission de la santé de la Chambre. Elle devrait être votée incessamment en séance plénière. 

    BENOÎT JACQUEMART  La Meuse et 7Dimanche

  • Lancement de la phase 3 du plan de déconfinement à partir du 8 juin

    Lancement de la phase 3 du plan de déconfinement à partir du 8 juin

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    Communiqué de la Première Ministre, Sophie Wilmès

    Ce mercredi 3 juin, le Conseil national de sécurité élargi aux Ministres-présidents s’est réuni et a validé le passage en phase 3 du plan de déconfinement, à partir du 8 juin prochain. En effet, comme en témoigne le rapport quotidien des autorités sanitaires, les indicateurs qui reflètent notre situation sanitaire sont encourageants. Les experts ont donc donné leur feu vert au lancement de cette nouvelle phase.

    Celle-ci marque un changement radical d’approche par rapport aux règles en vigueur jusqu’à aujourd’hui. En effet, désormais, la liberté est la règle et les interdictions constituent l’exception.

    Les activités qui resteront interdites le seront car elles impliquent soit des contacts trop rapprochés entre les individus, soit des rassemblements de masse ou encore parce que des protocoles – c’est-à-dire les règles spécifiques pour un secteur – n’ont pas encore pu être définis.
    Cette nouvelle approche s’appréhende sur deux niveaux. D’abord, le comportement individuel (quel comportement dois-je adopter face aux libertés retrouvées ?) et d’autre part, le cadre réglementaire qui s’applique à une activité organisée (quels protocoles sont mis en oeuvre par les professionnels pour organiser une activité ?).

    1. Concernant le comportement individuel, il y a six règles d’or :

    • Les mesures d’hygiène restent indispensables ;
    • Les activités en extérieur doivent être, dans la mesure du possible, privilégiées. Le cas échéant, la pièce doit être suffisamment ventilée ;
    • Il est nécessaire de prendre des précautions supplémentaires avec les personnes à risque. Une charte est en préparation à destination des seniors bénévoles afin de leur fournir un peu plus de clarté quant aux activités qu’ils peuvent pratiquer en toute sécurité ;
    • Les distances de sécurité restent d’application sauf pour les personnes de son foyer, pour les enfants de moins de 12 ans entre eux et pour les personnes avec qui on dispose de contacts plus rapprochés, autrement dit la bulle élargie. Le cas échéant, il est nécessaire de porter un masque ;
    • Il est possible d’avoir des contacts plus rapprochés avec 10 personnes différentes par semaine en plus du foyer (=bulle personnelle élargie). Ce droit est individuel. Les personnes peuvent par ailleurs changer chaque semaine ;
    • Les réunions de groupe seront restreintes à 10 personnes maximum, enfant compris. Cela vaut pour toutes les réunions, indépendamment qu’elles aient lieu au domicile ou en dehors de celui-ci (ex : parc ou restaurant).

    2. A propos du cadre réglementaire :

    • Toutes les activités organisées reprennent, sauf si le redémarrage est prévu dans une autre phase, avec des protocoles qui protègent à la fois les utilisateurs et le personnel. Ces protocoles sont déterminés par le ministre compétent et sur avis du Gees lors des concertations avec le secteur et dans le cas de matières nord-sud, avec une approche interfédérale ;
    • Les protocoles seront évaluées d’ici le 1er juillet. Si aucun protocole n’existe pour un sous-secteur, un document sera rendu public afin de donner les règles générales qui doivent à tout le moins s’appliquer ;
    • Il est recommandé de télétravailler quand cela est possible.

    Les secteurs de l’Horeca, du sport et de la culture sont les secteurs majeurs pour lesquels des décisions importantes ont été prises.

    Secteur de l’Horeca
    Le secteur peut rouvrir partiellement. En effet, les salles de jeux (ex : casinos), les salles de banquet et de réception ne pourront rouvrir que le 1er juillet. Concernant les salles de banquet et de réception, cela sera possible avec un maximum de 50 personnes présentes, dans les mêmes conditions que la restauration. Les boîtes de nuit ne seront pas autorisées avant la fin du mois d’août, étant donnée l’impossibilité de prévoir des distances de sécurité.
    Outre ces exceptions, tous les autres établissements de restauration tels que les cafés, les bars et les restaurants seront à nouveau ouverts, dans le respect d’un protocole très précis.
    Les grandes lignes de ce protocoles sont, entre autres, les suivantes :

    • Une distance de 1m50 entre les tables ;
    • Un maximum de 10 personnes par table ;
    • Chaque client doit rester assis à sa propre table ;
    • Les serveurs doivent porter un masque ;
    • Tous les établissements de restauration, y compris les magasins de nuit, peuvent rester ouverts jusqu’à une heure du matin.

    Secteur culturel
    A partir du 8 juin, les activités culturelles sans public pourront reprendre. Les représentations avec public – y compris les cinémas - pourront quant à eux reprendre à partir du 1er juillet mais toujours selon des règles précises relatives à la gestion de l’audience comme le respect des distances sécurité dans le public et 200 personnes présentes au maximum.
    L’organisation des activité doit être prévue de telle manière que l’on évite les rassemblements trop importants, par exemple, en dehors de la salle de spectacle.
    Lorsque les personnes participent à des activités culturelles – mais aussi de loisirs – le port du masque y est en tous temps recommandé.
    Les activités sportives et, désormais aussi culturelles organisées et encadrées par un responsable sont quant à elles limitées à 20 personnes en juin et à 50 personnes en juillet, sous couvert du respect des distances sociales.
    Dans ces deux secteurs – mais pas seulement – la réouverture très progressive et les conditions associées vont rendre la rentabilité plus difficile. Au niveau fédéral et régional, outre l’extension ou l’adaptation des mesures génériques de soutien à l’économie, nous travaillons actuellement à une série de mesures ciblées pour aider certains secteurs.

    Secteur sportif
    A partir du 8 juin, les activités sportives sans contact pourront reprendre, qu’elles soient indoor ou outdoor, exercées en amateur ou à un niveau professionnel, de compétition et d’entraînement. Les salles et les espaces de fitness peuvent également rouvrir, à condition de respecter le protocole.
    Cependant :

    • Les sports de contact (ex : judo, boxe, foot, etc) devront toujours se limiter à un entraînement dit « sans contact » ;
    • En ce qui concernent les infrastructures sportives, les protocoles devront aussi être suivis. Les vestiaires et les douches ne seront toujours pas accessibles ;
    • Les piscines, saunas et centres de bien-être devront rester fermées à ce stade.

    A noter qu’en ce qui concerne le sport, tout sera à nouveau permis à partir du 1er juillet à la condition de respecter les protocoles.

    Qu’il s’agisse du secteur culturel ou du secteur sportif, un public assis de maximum 200 personnes sera autorisé à partir du 1er juillet en respectant les distances de sécurité et toujours sous couvert du respect des protocoles.

    Les cultes
    Les cultes religieux ou philosophiques peuvent reprendre à partir du 8 juin sous respect, notamment, des règles suivantes :

    • La distance de sécurité doit être respectée avec un maximum de 100 personnes présentes ;
    • A partir de juillet, ce nombre de personnes sera étendu à 200, en analogie avec ce qui se fait dans le secteur culturel et sportif ;
    • Les rites avec contact physique restent interdits.

    Les voyages
    Dès le 8 juin, il sera possible de partir en excursion pendant un ou plusieurs jours en Belgique.
    A partir du 15 juin, la Belgique réouvrira ses frontières vers et au départ de l’Union européenne, Royaume-Uni compris, et les quatre autres pays Schengen (Suisse, Liechtenstein, Islande, Norvège). Attention toutefois, chaque pays décide seul de l’ouverture ou non de ses frontières. Dès lors, pour connaître, la situation de votre pays de destination, il est conseillé de consulter le site belge des Affaires étrangères. Les conditions relatives aux voyages hors Europe doivent quant à elle encore être déterminées à la lumière de l’évolution des discussions au niveau européen.

    Loisirs et détente
    Les activités de loisirs et de détente sont autorisées à partir du 8 juin à l’exception des conférences, des parcs d’attraction et des plaines de jeux en intérieur qui ne pourront reprendre qu’à partir du 1er juillet.

    Rassemblements
    Dans le cas des activités culturelles et de loisirs, celles-ci doivent être organisées de manière à éviter les rassemblements. Le port du masque est en tous temps recommandé.
    Les rassemblements (ex :kermesses, fêtes de village, etc) resteront interdites jusqu’au 1er août et pourront ensuite reprendre graduellement. Par contre, les grands événements de masse resteront interdits jusqu’au 31 août, comme annoncé précédemment.
    Un outil d’évaluation en ligne sera mis à disposition au début de l’été à destination des organisateurs qui souhaitent se renseigner sur la possibilité ou non d’organiser un événement et sous quelles conditions.

    Les phases 4 et 5 de notre stratégie de déconfinement auront lieu en juillet et août, si les conditions épidémiologiques le permettent.

    Source: Centre de Crise
    be alert

  • Encore moins de naissances en Belgique en 2019 ! Au 1/1/2020, nous étions 11.492.641

    C’est toujours le « baby-bug »
    Cette baisse qui devait être temporaire n’a pas l’air de s’arrêter
    Au 1er janvier 2020, la population légalement enregistrée en Belgique atteignait 11.492.641 habitants, selon les chiffres officiels de Statbel, l’office belge de statistique.

    51 % (5.832.577 personnes) sont des femmes, et 49% (5.660.064 personnes) des hommes. La population belge a connu une croissance de 61.235 personnes, soit 0,54 %. Ce chiffre est tout à fait conforme à la croissance des dernières années (toujours autour du demi pour cent).

    Evolution du nombre de naissances

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    BAISSE CONSTANTE DES NAISSANCES
    Mais même si les naissances sont toujours plus nombreuses que les décès, on observe cependant une baisse constante de leur nombre. Un phénomène qui dure depuis plusieurs années. Au départ, la baisse de la fécondité a été expliquée par la crise de 2008 (la chute a commencé juste après celle-ci) et les experts pensaient que cela ne durerait pas. Mais visiblement, cela s’inscrit bien dans le temps.
    Les femmes mettent de moins en moins d’enfants au monde.

    Quelles explications à ce phénomène? On a tout d’abord pensé au fait que les femmes faisaient de plus longues études et privilégiaient leur carrière professionnelle. Ce qui explique notamment le fait qu’elles tombent enceintes de plus en plus tard.
    La baisse de la fécondité se concentre en effet sur les femmes de moins de 30 ans. Le mode de vie des couples a également évolué. Les questions environnementales ont peut-être également joué.
    « Alors que nous pensions que cette baisse de la fécondité serait passagère et qu’il y aurait tôt ou tard un effet de « rattrapage », nous devons aujourd’hui constater que ce n’est pas le cas.
    ...lire la suite dans 7 dimanche

    Malgré cette baisse des naissances, la population totale continue de croître.
    Ce sont donc surtout les migrations internationales qui constituent le moteur de croissance persistante de la population. En 2019, les migrations internationales représentaient 89 % de la croissance observée de la population.


    > Le top 5 des nationalités qui immigrent en Belgique est :

    1. Les Belges (qui reviennent en Belgique après un séjour à l’étranger)
    2. Les Roumains
    3. Les Français
    4. Les Néerlandais
    5. Les Italiens
    Pour les personnes qui émigrent de Belgique, on observe pratiquement le même top cinq, sauf que les Italiens arrivent en 6e position et les Polonais à la 5e place. -
    Article complet de M. Parez dans 7 dimanche

  • Fête de la Pentecôte, dimanche 31 mai 2020

    Fête de la Pentecôte

    pentecote112004.GIFDans les traditions chrétiennes, la fête de la Pentecôte commémore la venue du Saint Esprit cinquante jours après Pâques sur les apôtres de Jésus de Nazareth et les personnes présentes avec eux. Elle est rapportée dans les Actes des apôtres.

    Si une période festive de cinquante jours est attestée dans certaines communautés chrétiennes à partir de la fin du IIe siècle, elle n'était pas généralisée et ce n'est qu'à partir du IVe siècle qu'est instituée la fête de la Pentecôte, au terme de cette période.

    La Pentecôte est célébrée le septième dimanche, soit quarante-neuf jours après le dimanche de Pâques. La date en est variable puisque Pâques est une fête mobile.
     (D'après Wikipédia)
    Prochaine date, le dimanche 23 mai 2021.

  • Jeudi 21 mai 2020, fête de l'Ascension. (Jour férié)

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    L'église de l'Ascension à jérusalem (Wikipédia)

    Fête de l'Ascension  (jour férié)
    L’Ascension est une fête chrétienne célébrée quarante jours après Pâques (en comptant le dimanche de Pâques). C’est pourquoi elle tombe toujours un jeudi, généralement au mois de mai. Dans la tradition et la foi chrétienne, elle marque l’élévation au ciel de Jésus de Nazareth après sa résurrection et la fin de sa présence terrestre.
    Le Jeudi de l’Ascension est jour férié dans plusieurs pays.
    L’'Ascension du Seigneur' désigne le moment où Jésus a été élevé au ciel, après avoir été mis sur la croix. Présent dans le Nouveau Testament, l’Ascension est un thème que l’on trouve dans la mythologie gréco-romaine (Hercule, Romulus) : monter aux cieux, c’est symboliquement rejoindre le domaine divin. Il ne faut pas confondre l’Ascension de Jésus Christ avec l’Assomption de la Vierge Marie, (15 août)

    Attention aux fermetures et au "Pont" de l'Ascension!

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    Tinlot, les bureaux de l'administration communale seront fermés :
    Jeudi 21/05 (Ascension)
    Vendredi 22/05 (Permanence décès uniquement de 10h à 12h : veuillez téléphoner au 0479/30.46.82 avant de vous présenter à l'Administration)
    Merci pour votre compréhension 

  • Le bon usage: ne dites plus le covid-19, mais bien la covid-19 (Académie française)

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    Plusieurs médias l'ont fait remarquer mardi : l’Académie française vient de rappeler la règle qui veut que Covid soit utilisé au féminin, comme c’est déjà le cas au Canada par exemple.

    Covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation. On dit ainsi la S.N.C.F. (Société nationale des chemins de fer) parce que le noyau de ce groupe, société, est un nom féminin, mais le C.I.O. (Comité international olympique), parce que le noyau, comité, est un nom masculin. Quand ce syntagme est composé de mots étrangers, le même principe s’applique. On distingue ainsi le FBI, Federal Bureau of Investigation, « Bureau fédéral d’enquête », de la CIA, Central Intelligence Agency, « Agence centrale de renseignement », puisque dans un cas on traduit le mot noyau par un nom masculin, bureau, et dans l’autre, par un nom féminin, agence.
    Corona virus disease
    – notons que l’on aurait pu préférer au nom anglais disease le nom latin morbus, de même sens et plus universel – signifie « maladie provoquée par le corona virus (“virus en forme de couronne”) ». On devrait donc dire la covid 19, puisque le noyau est un équivalent du nom français féminin maladie. Pourquoi alors l’emploi si fréquent du masculin le covid 19 ? Parce que, avant que cet acronyme ne se répande, on a surtout parlé du corona virus, groupe qui doit son genre, en raison des principes exposés plus haut, au nom masculin virus. Ensuite, par métonymie, on a donné à la maladie le genre de l’agent pathogène qui la provoque. Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien. Source: site de l'Académie française, 7 mai 2020)

    Attention au prénom !

    Il y a quelques jours la presse signalait que les prénoms Corona pour (les filles) et Covid (pour les garçons) étaient attribués depuis le mois de mars...
    Autant choisir en connaissance de cause !

  • Dimanche 10 mai 2020: Bonne fête à tous les mamans !

    Dimanche 10 mai 2020,
    une fête des mères particulière en période de confinement !

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    Bonne fête à toutes les mamans !

     

    C'est à la fin de la Première Guerre mondiale que le principe du Mother's Day prend corps en Europe. Il a été répandu par les jeunes membres d'organisations américaines de secours aux populations occupées (le CRB ou Commission des secours en Belgique et en France du Nord occupée d'Herbert Hoover) ou aux blessés du front (l'American Red Cross) et surtout par les soldats américains du corps expéditionnaire du général John Pershing arrivés en masse à partir d'avril 1917. En mai 1918, Pershing ordonne de distribuer à tous les soldats sous son commandement (certains sont anglais, néerlandais, français ou belges) des cartes postales d'hommage à envoyer pour le Mother's Day et il fait aussi réaliser un film d'actualités par Gaumont11.
    En 1918, la ville de Lyon célèbre la journée des mères en hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari pendant la Première Guerre mondiale. En 1920, est élaborée une fête des mères de familles nombreuses12 puis le gouvernement officialise une journée des mères en 1926, dans le cadre de la politique nataliste encouragée par la République. Après une première tentative en 1920 qui donne aux municipalités la responsabilité de célébrer éventuellement les mères et les pères de familles nombreuses, ce n’est que le 20 avril 1926 que la fête des Mères obtient sa véritable reconnaissance officielle. Le gouvernement d’Aristide Briand la qualifie encore de « Journée des mères de Familles nombreuses ». Cette première cérémonie officielle nationale est marquée par la remise solennelle des médailles de la Famille Française accordées aux Mères de Familles nombreuses afin de leur témoigner toute la reconnaissance de la Nation13.
    Ce n'est donc pas une création du maréchal Pétain mais sous son impulsion qu'elle devient, selon Pascal Riché, une célébration quasi-liturgique, la mère étant mise sur un piédestal par le régime de Vichy, et tous les Français sont incités à célébrer la maternité14. En 1942, le maréchal Pétain s'adresse à la radio aux femmes en ces termes : Vous seules, savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui font les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne15.

    Après guerre, la loi du 24 mai 195016 dispose que la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d'une journée consacrée à la célébration de la « fête des Mères », organisée par le ministre chargé de la Santé avec le concours de l'UNAF (article 1). Elle en fixe la date au dernier dimanche de mai (sauf si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte, auquel cas elle est repoussée au premier dimanche de juin) (article 2), et prévoit l'inscription des crédits nécessaires sur le budget du ministère (article 3). Ces dispositions ont été intégrées au Code de l'action sociale et des familles lors de sa création en 1956note 1, et l'organisation de la fête a été assignée au ministre chargé de la Famille à partir de 2004 (Lire l'article complet sur Wikipédia)

  • En Belgique, près d’un quart des personnes seules n’ont pas accès à internet à la maison

    En Belgique, près d’un quart des personnes seules n’ont pas accès à internet à la maison
    Isopix

    En cette période de crise du coronavirus, la communication se déroule principalement par voie numérique. Pourtant, une part importante de la population n’a pas encore de connexion internet, quel que soit l’appareil utilisé.

    Ainsi, 2% des enfants scolarisés n’ont pas d’accès à internet et se trouvent donc dans l’impossibilité de suivre les cours en ligne. A Bruxelles, ce pourcentage grimpe même à 6%.

    Au niveau régional, le pourcentage élevé observé en Wallonie est particulièrement frappant, relève Statbel: 27% des personnes seules n’y ont pas de connexion internet à la maison. En Flandre et à Bruxelles, la proportion est de 19%.
    Un ménage sur cinq (20%) a un revenu mensuel net inférieur à 1.500 euros. Parmi eux, 27% déclarent ne pas avoir de connexion internet à leur domicile. Le pourcentage est même de 31% en Wallonie, soit cinq fois plus que les ménages dont les revenus sont supérieurs à ce seuil.
    Les personnes à niveau d’instruction faible sont aussi bien moins actives sur la toile, analyse Statbel. Plus de 20% d’entre elles utilisent peu, voire jamais, internet (20% en Flandre et 26% en Wallonie).
    Enfin, la situation socio-économique d’une personne a aussi une influence sur ses habitudes de navigation. Les chômeurs et les inactifs sont ainsi moins souvent présents en ligne.
    La Meuse

  • Coronavirus: prolongation des mesures jusqu’au 3 mai. Message de la Première Ministre, Sophie Wilmès 

    logo BE-Alert

    Message de la Première Ministre, Sophie Wilmès 
    BE-Alert : Coronavirus : prolongation des mesures jusqu’au 3 mai

    Lors du Conseil National de Sécurité (CNS) de ce mercredi 15 avril, plusieurs décisions ont été prises. Comme à chaque fois, ces décisions reposent sur les avis des experts scientifiques.
    Il a été décidé lors de cette réunion du CNS, en concertation avec les Ministres-présidents, de prolonger les mesures de confinement actuellement en vigueur jusqu’au 3 mai inclus.
    Afin de rendre cette prolongation de confinement plus soutenable, nous avons également décidé que :

    • Les magasins de bricolage et les jardineries pourront rouvrir leurs portes, aux mêmes conditions que les magasins d’alimentation. Les distances de sécurité devront donc être d’application ;
    • Nous autorisons également les résidents des structures d’hébergement – c’est-à-dire les maisons de repos et de soins ou les centres pour personnes avec un handicap par exemple – à recevoir la visite d’un proche désigné. Cela, à condition que le résident en question ne présente aucun symptôme de la maladie depuis deux semaines. Cette personne devra toujours être la même. Les maisons de repos se chargeront de l’organisation de ces visites. Ces règles seront aussi d’application pour les personnes qui vivent seules et qui ne peuvent pas se déplacer.

    Les consignes de base restent inchangées jusqu’au 3 mai et doivent impérativement être respectées. Les forces de l’ordre continueront à s’en assurer.
    Un nouveau Conseil National de Sécurité sera organisé la semaine prochaine et aura pour objectif d’élaborer de manière plus précise la prochaine étape du déconfinement. Notre objectif est de pouvoir organiser le déconfinement progressif pour le début du mois de mai. A noter qu’il s’agira d’un processus évolutif et basé, comme toujours, sur les travaux des scientifiques.
    Cette stratégie reposera sur plusieurs piliers, à savoir les distances de sécurité, le dépistage à grande échelle mais aussi le tracing, et le développement de nouvelles règles à appliquer dans le monde du travail. 
    Il est clair que le port du masque – même dit de confort – jouera aussi un rôle important dans la stratégie de déconfinement. Un premier rapport nous a été remis par les scientifiques et les représentants fédéraux et régionaux de la santé. Il nous indique que, lorsque les mesures de confinement seront levées progressivement, les masques en tissu seront conseillés pour toute situation où les distances de sécurité ne peuvent être respectées. Cela passera notamment par une production nationale. Néanmoins, les masques ne remplaceront pas les mesures d’hygiène et les distances de sécurité. 
    A court-terme, le Conseil National de Sécurité se prononcera sur les analyses et propositions du groupe en charge de l’Exit Strategy, notamment sur le timing adéquat et les conditions de réouverture progressive d’une part, des commerces et d’autre part, à terme, des cafés, restaurants et bars mais aussi sur la situation des écoles, des stages et des mouvements de jeunesse et les voyages. Il est déjà acquis qu’aucun événement de masse tels que les festivals ne pourront être organisés avant le 31 août inclus.
    Concernant le monde du travail, les règles actuelles resteront d’application jusqu’à ce que des protocoles d’accord puissent être scellés, secteur par secteur. L’objectif de ces protocoles sera de permettre aux entreprises de reprendre le plus rapidement possible une activité normale, tout en garantissant les conditions adéquates de travail de leurs employés et qui devront être adaptées aux circonstances. Le télétravail devra, quant à lui, continuer à être privilégié pendant un certain temps encore.

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    Voir également la vidéo de la conférence de presse de Sophie Wilmès sur Sudinfo

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  • Une fête de Pâques, sous cloche !

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    C'est une fête de Pâques qui tombe en plein confinement cette année.  Pas de chasse aux oeufs ni de fête en famille ou entre amis. Dimanche midi les cloches des églises sonneront partout .
    Puissent-elles être un signe de réconfort et d’espérance pour les victimes du coronavirus et leurs proches.
    Puissent-elles encourager ceux qui luttent contre le virus, en particulier tous les soignants.
    Puissent-elles nous unir tous les uns aux autres.

    Pâques est la plus importante fête de la religion chrétienne. Elle commémore la résurrection de Jésus-Christ énoncée par la Bible, le troisième jour après sa passion.
    De nombreuses coutumes  destinées à accueillir le retour du printemps se rattachent à la fête de Pâques. L’œuf est le symbole de la germination qui se produit au début du printemps. Le lapin est aussi un symbole qui a toujours représenté la fécondité.
    Dans les pays chrétiens, l’œuf de Pâques est le cadeau favori le jour de Pâques.

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    En Belgique et dans le sud-ouest de la France, ce sont les cloches de Pâques qui apportent les œufs de Pâques. Depuis le Jeudi saint, les cloches des églises catholiques sont silencieuses, en signe de deuil. La tradition populaire pour les enfants dit qu'elles sont parties pour Rome, et elles reviennent le jour de Pâques en ramenant des œufs qu'elles sèment à leur passage.

    La tradition d'offrir des œufs remonte à l'Antiquité. Déjà, les Égyptiens et les Romains offraient des œufs peints au printemps car ils étaient le symbole de la vie et de la renaissance, ils étaient offert à la déesse mère (Vénus, Isis, Sémiramis...). À l’époque pharaonique, on écrivait en couleurs des vœux sur les œufs, on les déposait le soir dans un panier qui, au matin était inondé par les bienfaits de Ra, le Soleil. Les premiers Chrétiens Coptes ont supprimé l’écriture des vœux et peint les œufs en rouge pour symboliser le sang du Christ. Cette tradition païenne s'est répandue dans toute la chrétienté jusqu'à nos jours.

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    L'Église ayant instauré au IVe siècle l'interdiction de manger des œufs pendant le Carême et les poules continuant à pondre, les œufs pondus depuis le début du Carême – n'ayant pas été mangés – étaient alors décorés et offerts. De nos jours, le jeûne n'est plus prescrit aussi strictement mais la tradition d'offrir des œufs, y compris en chocolat, est restée.

  • Poisson d'avril !

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    Dans le climat anxiogène que nous connaissons, il faut pouvoir aussi décompresser. C'est pourquoi un poisson d'avril est aussi le bienvenu!
    A Tinlot l'actualité s'y prêtait bien avec malheureusement le problème récurrent des incivilités liées aux déchets (détritus le long des voiries et dépôts sauvages) !
    Voir l'article d'hier:
    Tinlot. Déchets, environnement. Des sacs poubelles « à bretelles » pour les promeneurs dans la commune

    Quelle est l'origine du poisson d'avril ?

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    Un poisson d’avril est une plaisanterie que l’on fait le 1er avril à ses connaissances, à ses amis et sa famille. Il est aussi de coutume de faire des canulars dans les médias, aussi bien presse écrite, radio, télévision que sur Internet.
    Une autre plaisanterie du 1er avril est d'accrocher un poisson (souvent en papier) dans le dos d'une personne dont on veut se moquer sans qu'elle s'en rende compte. « Poisson d’avril ! » est une exclamation qui se dit une fois qu’une des plaisanteries est découverte.

    La locution « poisson d'avril » est attestée au XVe siècle : sa plus ancienne occurrence connue se trouve dans le Doctrinal du temps présent de Pierre Michault, daté de  ; elle y désigne un « entremetteur, intermédiaire, jeune garçon chargé de porter les lettres d'amour de son maître ». Cet emploi est confirmé par le Livre de la Deablerie d'Eloy d'Amerval, daté de -. Son emploi pour désigner une « tromperie, mystification traditionnelle du 1er avril » n'est attesté qu'au XVIIe siècle : sa plus ancienne occurrence connue se trouve dans La Vie de Charles V, duc de Lorraine, de Jean de Labrune, daté de . Cet emploi entre dans le Dictionnaire de l'Académie française en par l'intermédiaire de la locution « donner un poisson d'avril » qui signifie « obliger quelqu'un à faire quelque démarche inutile pour avoir lieu de se moquer de lui ».

    Les origines du poisson d'avril restent obscures mais la tradition festive de personnes qui sont l'objet de farces ou de satires existe dans plusieurs cultures depuis l'Antiquité et le Moyen Âge : fêtes religieuses romaines des Hilaria célébrées le 25 mars ; la Holi, fête des couleurs hindouiste ; Sizdah bedar, fête persane ; Pourim, fête juive ; fête des Fous médiévale en Europe.

    Une première explication relie le poisson d'avril à la Pâques qui marque la fin du jeûne du carême, le poisson prenant une place alimentaire importante à cette période. De plus, l'ichthus chrétien, symbole graphique représentant un poisson, est souvent interprété comme un acronyme du nom de Jésus utilisé du Ier siècle au IVe siècle et le mot poisson serait une corruption du mot Passion7
    D'autres hypothèses. ...lire la suite sur Wikipédia

  • Une heure de confinement en moins ce dimanche!

     Une heure de confinement en moins !

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     Nous passons à l'heure d'été aujourd'hui !


  • 8 mars, journée de la femme, aussi dans notre histoire locale: "Trois gentes dames et un château"

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    Le château d'Abée
    Les fondateurs de la seigneurie furent Lambert d'Abée et son épouse, Gertrude, décédés en 1312 et 1310

    Dans les derniers numéros de la revue communale "Tinlot aux 4 Saisons", vous avez pu découvrir une rubrique sur l'histoire locale de notre commune, réalisée par Louis Pauquay d'Abée.
    En poursuivant ses recherches, il a découvert aux Archives de l'Etat un épisode et des personnalités qui lui avaient échappé jusqu'à ce jour..
    Il s'agit des trois dernières châtelaines d'Abée, dont Ange-Philippine, inhumée dans la Chapelle en 1790. Ce qui est original, c'est que deux générations de femmes aient combattu avec ténacité et succès pour faire triompher leurs droits de femmes.
    Comme le 8 mars a lieu la Journée de la Femme, c'était une occasion de les faire connaître sur ce blog.

    Trois gentes dames et un château.

    La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. (Olympe de Gouges, Droits de la Femme et de la Citoyenne. Guillotinée le 3/11/1793)
    En 2020, des femmes continuent à se battre. La Révolution Française a essayé de leur couper la parole et la tête. Mais le mouvement était déjà lancé, notamment à Abée !

    Le décès de la châtelaine Ange-Philippine de Masbourg, le 3 novembre 1790, met un terme à la période féodale du château d'Abée. Seul souvenir de cette dame, la dalle funéraire dans la chapelle Saint-Remi laisse imaginer la fin d'une époque qui s'éteint calmement avec cette baronne sans aucun héritier direct.
    Pourtant, la vie dans l'antique château fut tout autre au XVIIIe siècle pour trois baronnes, les dernières de la lignée des Eynatten. Elles eurent à combattre avec autant de détermination les appétits mâles qui rôdaient autour de la seigneurie, que leur statut d'infériorité sociale de femmes sous l'Ancien Régime. Pour revivre et comprendre ce siècle de chicane il faut se plonger dans les archives de l’État conservées à Liège.

    Résumons les faits en les plaçant sous l'éclairage du droit de la famille, notamment celui des femmes au 18e s.

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    Du bon usage du droit familial dans les seigneuries de l'Ancien Régime.

    1° Le seul bien, c'est la propriété foncière. Eviter le morcellement du domaine familial !

    2° Le père reste le maître absolu du bien jusqu'à sa mort. Il organise sa succession (à peu près) à sa guise. Le fils aîné hérite normalement du domaine; ses frères cadets font une carrière militaire ou ecclésiastique; on cherche un beau parti pour les filles (en les dotant) ou on les fait entrer en religion.

    3° Le statut juridique des femmes. Une femme n'a pas de capacité juridique (elle ne peut poser aucun acte reconnu par la loi), ni de liberté : célibataire, elle est sous la tutelle de son père et, mariée, sous celle de son mari. Seule la veuve (dont le père est aussi décédé) a une capacité entière, y compris vis- à-vis de ses enfants. Le même statut vaut pour celle qui reste célibataire, si son père est décédé. Une veuve qui se remarie, retombe sous la puissance maritale. On peut toutefois donner la capacité juridique en émancipant un mineur ou une femme.

    4° Le seigneur peut assurer un revenu à sa veuve : il peut lui réserver un douaire : une partie de son domaine, soit en usufruit, soit en pleine propriété.
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    A la fin du XVIIe s., le baron Ferdinand-Charles d'Eynatten et son épouse, Marie-Charlotte, dame de Saint-Fontaine, possèdent un vaste domaine dont les seigneuries d'Abée et de Saint- Fontaine . Ils ont un fils aîné (né en 1677) et deux filles (nées en 1678 et 1783) .
    En 1698, à
    21 ans, ce fils s'est engagé dans la carrière militaire au service du Prince-évêque et songe à se marier. Mais les temps sont durs : on sort à peine des ravages provoqués par les guerres de Louis XIV; la propriété foncière ne rapporte guère et beaucoup de nobles sont endettés. Un parti se présente en la personne de la veuve du seigneur de Berlo, qui a déjà deux enfants de cette première union. Les parents d'Eynatten confient à un notaire la rédaction d'un contrat de mariage qui garantisse les biens de la famille et l'avenir de leurs filles. Ce document, disponible aux Archives, sera la source d'un siècle de contestations et de procès.

    Condensons le texte exposé par un juriste dans un Mémoire pour la Cour supérieure de Justice de Liège lors du dernier procès, en date de 1818.
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    1 Notons que la seigneurie d'Abée a déjà été amputée du domaine d'Outrelouxhe en 1661. Henri d'Eynatten, père de Ferdinand-Charles, lègue la seigneurie d'Abée à son fils aîné, mais accorde celle d'Outrelouxhe en douaire à son épouse Claire de Berlo, qui, veuve en 1665, la vendra à la famillle d'Ursin (cf.du bon usage..., n°4).
    2 Pour connaître cette famille, on consultera le tableau généalogique de la page suivante.

    Généalogie des acteurs
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    Le 27/7/1698 (AEL, Fonds de Mercy, n°1876), Ferdinand-Charles d'Eynatten fait donation de la seigneurie d'Abée "en convenance de mariage" à Ferdinand-Philippe-Charles d'Eynatten (Cf. Du bon usage... n° 2) né en 1677, son fils aîné , à l'occasion de son mariage, le 16/1/1699 avec Jeanne-Philippine d'Erp Friesselstein (nb. Cette veuve, mère de 2 enfants, décédera le1/10/1721). Il s'agit certes d'une donation, mais restreinte par la clause de fideicommis dont elle est assortie.
    Le
    fideicommis consiste à donner la jouissance totale d'un bien à un héritier en lui imposant d'en céder tout ou partie à un autre héritier le jour où ce dernier aura la capacité juridique qu'il n'a pas (encore) au moment de la conclusion de l'acte. Concrètement, ces dispositions sont destinées à protéger les deux filles mineures et à empêcher toute aliénation du bien.
    C'est que les barons d'Eynatten, père et fils, sont en difficulté financière; on mentionne qu'ils vendent de nombreux biens non soumis au
    fideicommmis. En échange de la jouissance du domaine, où il habite avec ses parents, et des revenus qu'il génère, le fils doit entretenir le château, payer les rentes (notamment une rente en faveur de ses soeurs) et les hypothèques grevant le bien. Ce que ne fait pas Ferdinand-Philippe-Charles ! Et les parents reprennent le bien (confirmation par un arrêt de justice; mais quelle est la portée du verbe "reprennent" ? Que devient la clause de fideicommis ?).

    Sur ces entrefaites, l'aînée des soeurs, (Marie-)Barbe-Théodore (née en 1678) épouse en 1705 Jean-Godefroid de Masbourg de Somal. Mariée, elle n'a toujours pas de capacité juridique, pas plus que sa soeur cadette encore célibataire, Ange-Paule-Philippine d'Eynatten. Les parents vieillissants se préoccupent de leur succession. Dans un testament conjonctif de 1707, ils font un leg et partage en bonnes soeurs de leurs biens entre Marie Barbe et Ange-Paule.

    Et en 1709, Ferdinand-Charles d'Eynatten meurt quelques mois après son épouse, non sans avoir fait un dernier testament. Il y déclare son fils "héritier universel chargé d'accomplir toutes ses ordonnances".

    Le différend
    La situation juridique du bien à transmettre est bien complexe. Ferdinand-Charles occupe le château et doit payer une rente à ses soeurs; la clause de
    fideicommis est-elle caduque après la reprise du domaine par les parents ? Les deux testaments font-ils des soeurs les seules héritières du bien visé par le fideicommis qui devra leur revenir au décès de leur frère ? Ou encore si le testament de 1709 confirme la donation avec fideicommis faite à Ferdinand- Charles, ses éventuels descendants perdraient-ils leur droit d'héritier ? Mais la vie continue ! Barbe aura rapidement 3 enfants : un fils qui n'intervient pas dans notre recherche (il mourra sans enfant en 1750) et deux filles. Marie-Ferdinande-Charlotte qui se mariera, mais mourra aussi sans enfant peu après 1760. Reste Ange-Philippine (4), la cadette, qui défendra le château d'Abée jusqu'à son dernier souffle en 1790.
    Quant à Ferdinand-Charles d'Eynatten, les archives ne suivent pas son existence. Il est impliqué dans l'establishment militaire liégeois, mais reste toujours aussi décavé.

    Capture d’écran 2020-02-29 à 18.15.07.pngLe blason des seigneurs d'Eynatten, gravé au-dessus d'une porte dans la Cour d'Honneur du château.
    Les Eynatten ont possédé le domaine de 1560 jusqu'à 1758.

    On y reconnaît 6 merlettes (et non "6 petits canards", comme on dit en plaisantant)
    (Photo A. Louviaux)

     

     

     

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    Il a été repris comme blason de la Commune de Tinlot.

     

     

     

     

     

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