Société - Page 5

  • Traditions. Des bisous sous le gui au Nouvel An!

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    Du temps des Gaulois, les druides allaient en forêt pour couper le gui sacré, le sixième jour de l'année celtique. Buisson toujours vert sur un arbre apparemment mort en hiver, il symbolisait la vie perpétuelle. Plante sacrée, les druides lui attribuaient des vertus médicinales et même miraculeuses. Le gui était un talisman qui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, guérissait les corps, neutralisait les poisons, assurait la fécondité des troupeaux, permettait même de voir les fantômes et de les faire parler.
    Les Gaulois le nommaient « celui qui guérit tout ».
    C'était le gui cueilli sur le chêne — chose rare — qui était recherché. Le chêne était l'arbre du soleil qui symbolisait la force et la puissance. Le gui était l'arbuste de la lune. On le cueillait dans une grande cérémonie religieuse, le sixième jour de la lune avec une faucille d'or.

    En Europe du Nord (y compris en France), il est d'usage de s'embrasser sous une branche de gui et de choisir une baie de la gerbe, symbole de prospérité et de longue vie au moment des fêtes de Noël et du jour de l'an (à minuit précisément), la gerbe de gui étant accrochée au plafond ou au-dessus de la porte d’entrée.
    Cette tradition du baiser fait partie de tout un rituel du mariage lors des fêtes grecques des Saturnales. La saison voulant que le gui abonde, on en cueillit dès le Moyen Âge pour l'offrir avec ce souhait : « Au gui l'an neuf », formule qui fut remplacée plus tard par « Bon an, mal an, Dieu soit céans » (soit dans la maison). En Angleterre au XVIIIe siècle, si une jeune femme célibataire acceptait un baiser alors qu'elle se trouvait sous la « kissing ball » (littéralement la « boule à baisers », boule de gui décorée et accrochée aux portes), elle était promise à un mariage dans l'année, comme pour les Saturnales.
    Au XIXe siècle on disait « Bonne et sainte année, le paradis à la fin de vos jours », expression modernisée au XXe siècle en « Bonne et heureuse année ».  Source Wikipédia

    Capture d’écran 2019-12-29 à 18.43.25.pngAlors, on s’embrasse ? (Vlan)

  • Le réveillon du Nouvel-An, les origines

    capture ecran 2015-12-30 à 20.56.18.jpgEn 46 avant notre ère, Jules César décide que le Jour de l’An, auparavant célébré en mars, serait fixé au 1er janvier. Les Romains dédient ce jour à Janus. Janvier doit également son nom à Janus qui se trouve être le Dieu des portes et des commencements : celui-ci avait deux faces, l’une tournée vers l’avant, l’autre vers l’arrière.
    Le réveillon de la Saint-Sylvestre ou le réveillon du Jour de l'an est une coutume qui consiste à fêter l'arrivée du nouvel an, en veillant jusqu'à minuit le soir du 31 décembre, dernier jour de l'année du calendrier grégorien.
    Dans la plupart des pays, contrairement au réveillon de Noël qui se fête en famille, celui du Jour de l'an se fête généralement avec des amis. Par contre, au Japon de même qu'en Russie et dans les autres anciennes républiques soviétiques, c'est l'inverse.
    (D'après Wikipédia)

  • Joyeuse fête de Noël 2019

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    Photo d'archive AL

    Noël est fêté dans la nuit du 24 au 25 décembre et le 25 toute la journée. En tant que fête chrétienne, elle commémore chaque année la naissance de Jésus de Nazareth.
    À l'origine, il existait à cette date des festivités païennes marquant le solstice d'hiver, symbole de la renaissance du soleil. La fête chrétienne a été positionnée à la même date dans le but de remplacer ces fêtes et, symboliquement, pour associer la naissance du Christ à la notion de lumière croissante. 

    La période entourant Noël est appelée « temps des fêtes » quand on y inclut les célébrations du Nouvel An.
    Depuis le milieu du XXe siècle, cette période perd son aspect religieux tout en maintenant vivante la tradition de la fête. Dans cet esprit, Noël prend une connotation folklorique, conservant le regroupement des cellules familiales autour d'un repas et l'échange de cadeaux autour du sapin traditionnel.

    La première crèche aurait été réalisée par François d'Assise en 1223 à Greccio, en Italie; ç'aurait été une crèche vivante, c'est-à-dire incarnée par de vraies personnes. Depuis le XVIIIe siècle, la tradition de la crèche s'est perpétuée dans tout le monde catholique et en a largement débordé au cours du XIXe siècle.
    En Provence, des personnages nouveaux ont été ajoutés : les santons. Ils figurent souvent les métiers traditionnels du XIXe siècle ou les scènes de la vie quotidienne de la région. Les rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar, trois érudits de l'époque de Jésus, sont représentés en route vers cette même étable, mais leur arrivée n'est célébrée qu'à l'Épiphanie. Ils symbolisent l'universalité de l'événement qu'est la naissance de Jésus.


    DSC_1676.jpgPère Noël
    Chargé d'apporter des cadeaux, il est représenté comme un vieil homme pourvu d'une longue barbe blanche et d'une houppelande rouge. Cette image est accompagnée de tout un folklore : traîneau volant tiré par des rennes, lettres de demande de cadeaux à son intention, son sac rempli de jouets, etc.
    Personnage d'invention anglo-saxonne et protestante au XIXe siècle, de Charles Dickens notamment avec ses cinq Livres de Noël, dont la publication du premier, Un chant de Noël (A Christmas Carol, dans sa version originale), remonte à 1843.
    La première mention du « père Noël » en français est trouvée en 1855 sous la plume de George Sand. Une de ses premières représentations date de 1868, dessinée par Thomas Nast pour Harper's Weekly.
    À l'origine le personnage est habillé soit en vert soit en rouge, au gré de la fantaisie des illustrateurs
    S'il est inspiré du saint Nicolas chrétien, notamment par ses habits, il peut également être assimilé à Julenisse, un lutin scandinave qui avait la même fonction à la fête de la mi-hiver.


    3623412394.jpegLa Trêve de Noël est un terme utilisé pour décrire plusieurs et brefs cessez-le-feu non officiels qui ont eu lieu pendant le temps de Noël et le Réveillon de Noël entre les troupes allemandes, britanniques et françaises dans les tranchées lors de la Première Guerre mondiale, en particulier celles entre les troupes britanniques et allemandes stationnées le long du front de l'Ouest en 1914. En 1915, il y eut une trêve de Noël similaire entre les troupes allemandes et françaises. 

    (D'après Wikipédia)

  • Bonne fête de Saint-Nicolas à tous les enfants!

     

    capture ecran 2017-12-05 à 11.06.21.jpgLa Saint-Nicolas est une fête inspirée de Nicolas de Myre, appelé aussi Nicolas de Bari. Né à Patara au sud-ouest de l'actuelle Turquie (à l'époque Asie mineure) entre 250 et 270, il fut le successeur de son oncle, l'évêque de Myre. C'est une tradition vivace en Belgique, dans plusieurs pays européens et dans quelques régions françaises. Cette fête est célébrée le 6 décembre.
    Les traditions diffèrent selon les régions. Un trait commun à ces célébrations est la distribution de cadeaux ou friandises aux enfants, qui est parfois substituée par celle du Père Noël.
    Nicolas est le patron des bateliers et mariniers, et des navigateurs d'une manière générale. L'histoire des trois enfants sauvés dans le saloir peut être interprétée comme une allégorie de marins sauvés du naufrage, le bac symbolisant le bateau, et le sel la mer. Tout au long des voies navigables de France sont élevées des chapelles dédiées à saint Nicolas.

    Père Fouettard
    Dans certaines régions, Saint-Nicolas  est accompagné par le Père Fouettard (Zwarte Piet – Père Fouettard ou « Pierre le Noir » textuellement – en néerlandais. Hans Trapp en alsacien) vêtu d'un grand manteau noir avec un grand capuchon et de grosses bottes et portant parfois un fouet et un sac. Il n'a pas le beau rôle, puisqu'il menace de distribuer des coups de trique aux enfants qui n'ont pas été sages ou de les emporter dans son sac et il donne, parfois, du charbon, des pommes de terre et des oignons. Le Père Fouettard est également souvent représenté avec des cornes et une queue. (D'après Wikipédia)

    Depuis quelques années, surtout en Hollande et en Flandre, les pères fouettards avec la peau noire sont déconseillés, évités voire interdits pour éviter les amalgames à connotation raciste. Une charte a été signée dans ce sens par de nombreuses grandes surface en 2016. (AL. Photo St-Nicolas Fraiture Sport)

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    Il n'y a pas d'âge pour fêter Saint Nicolas !
    (Photo d'archive)

  • Liège. Le Village de Noël s'apprête à accueillir près de 2 millions de visiteurs

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    Le Village de Noël ouvre ses portes ce vendredi 29 novembre et sera ouvert jusqu'au 30 décembre.
    En 32 ans d'existence, le village de Noël de Liège est devenu, par sa taille, sa durée et son esprit, le plus important marché de Noël de Belgique, et le seul véritable "village".
    Chaque année, fort de ses 200 chalets, il draine à Liège un public que l'on estime à près de deux millions de personnes, attirant des visiteurs étrangers de plus en plus nombreux.
    Un Village qui cette année veut être pionnier en matière de gestion des déchets. Anticipant les futures réglementations européennes, le Village de Noël proscrit dès cette année l'utilisation de vaisselle plastique à usage unique.
    Voir le reportage de RTC

  • Les "Journées mondiales" célébrées durant le mois de décembre 2019

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    Source Journée Mondiale

  • Stage : apprendre la langue des signes

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    La surdité est un handicap touchant énormément de personnes. En Wallonie, cela concerne 20 000 personnes sourdes et 450 000 malentendantes, pour lesquelles l’intégration dans la société reste problématique.
    Pour sensibiliser à ce handicap, l’asbl Surdimobile organise de multiples activités pour sensibiliser la population à ce handicap et faciliter l’intégration des personnes en souffrant.
    Ainsi l’asbl se rend dans les entreprises, les institutions, les écoles… 
    Mais elle propose aussi de nombreuses animations, en utilisant des outils concrets de sensibilisation à la surdité dans une démarche constructive et professionnelle. Parmi ceux-ci, on peut noter les casques insonorisants permettant de se rendre compte du quotidien des personnes souffrant de ce handicap.  
    Surdimobile propose aussi des formations à la langue des signes et de la prévention aux risques sonores, notamment lors de festivals afin de conscientiser le jeune public aux conséquences parfois irréversibles du bruit.
    Notons également les ateliers « Bébé-Signes » les parents et leur bébé entendants ainsi que pour les professionnels de la petite enfance, favorisant ainsi une communication précoce entre le petit et son entourage.  Ou encore le jeu « Allons-y », un jeu de société de communication au sein d’une famille comportant un membre sourd ou malentendant. 
    Mais au-delà de tous ces outils, Surdimobile propose également des stages de langue des signes pour enfants à partir de 4 ans jusque 12 ans pendant les vacances scolaires, sauf à Noël. Via des jeux, du bricolage, de la cuisine et des chansons, les plus jeunes sont plongés en immersion dans la langue des signes.

    Voir la suite et le reportage vidéo sur RTC

  • Enquête Eurostat. Les Belges sont les Européens les plus heureux !

    Selon une nouvelle enquête publiée par Eurostat, la Belgique est le pays le plus heureux de l’Union européenne.

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    Comparé à 2013, le nombre de personnes « heureuses » dans l’Union européenne a augmenté de deux pourcents, atteignant ainsi 60 %. La Belgique, les Pays-Bas, l’Autriche et la Finlande ont les personnes les plus heureuses : plus des trois quarts des habitants (76 % dans chaque pays) se sont déclarés satisfaits tout ou la plupart du temps au cours des quatre dernières semaines. Les individus les plus heureux suivants se trouvent au Luxembourg (74 % des habitants), en Espagne (72 %) et au Danemark (70 %).
    En revanche, la fréquence de la satisfaction est la plus faible en Lettonie (31 % des personnes interrogées) ont déclaré être toujours heureuses), en Bulgarie (35 %), suivies de la Croatie (42 %), de la Lituanie (45 %), Grèce et Roumanie (46 % chacun). Près de 8 Belges sur 10 (7,6/ 10) se disent satisfaits de la vie en général en 2018, indique Eurostat. Sept Belges sur 10 sont satisfaits de leur situation financière. Enfin, 7,9 Belges sur 10 sont satisfaits de leurs relations personnelles.
    La Meuse 7Dimanche

  • Démographie. 59.624 nouveaux résidents hors-UE en Belgique

    Selon les chiffres d’Eurostat pour l’année 2018, l’Union européenne a octroyé 3.225.436 nouveaux permis de résidence à des ressortissants extracommunautaires. Les principaux bénéficiaires sont originaires d’Ukraine et de Chine. En Belgique, c’est bien différent. Le top 3 est composé des Marocains, des Syriens et des Indiens. Ils viennent pour des raisons parfois fort différentes…

    Eurostat vient de publier les derniers chiffres des nouveaux permis de résidence qui ont été délivrés dans l’Union européenne à des ressortissants extracommunautaires. Leur nombre a augmenté de 0,4 % par rapport à 2017 pour atteindre les 3.225.436 permis. Ces permis peuvent être obtenus pour diverses raisons. Dans 28 % des cas, elle était d’ordre familial. Dans 27 % des cas, elle était liée à l’emploi. Dans un cas sur cinq (20 %), elle était liée à l’éducation alors que ceux délivrés pour d’autres raisons, dont la protection internationale, représentaient 24 % des cas en 2018.
    La nation la plus représentée est l’Ukrainienne avec 526.864 personnes qui ont quitté leur pays pour un autre. Il s’agit surtout de la Pologne et la raison principale était pour y trouver un travail. Suivent les Chinois. Ils ont été 206.230 à quitter leur pays, dont la moitié pour le Royaume-Uni ! En troisième position, on retrouve les Indiens avec 197.253 nouveaux permis de résidence délivrés en UE, dont 74.946 au Royaume-Uni.

    Les trois pays qui ont accordé le plus de permis à des ressortissants extracommunautaires sont la Pologne (635.335), l’Allemagne (543.571) et le Royaume-Uni (450.775).
    La France (264,9M), l’Italie (238,9M) et l’Espagne (259,6M) suivent, de loin.
    Un cas sur deux pour la famille
    Et la Belgique ? demandez-vous : nous sommes loin d’être les plus accueillants... Lire la suite sur la Meuse en ligne

  • Les journées mondiales en novembre 2019. Ce dimanche: "Journée Mondiale de la gentillesse"

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    Les gens gentils sont en meilleure santé...
    Présentée comme cela, l'affirmation n'a rien d'évident, mais si on se dit qu'être gentil au quotidien traduit une tournure d'esprit positive et une approche apaisée de "l'autre", cela se conçoit plus aisément !
    L'origine de cette journée est anglo-saxonne et son nom d'origine est le "World Kindness Day", promulgué par le World Kindness Movement , que nous traduirons pas "Mouvement mondial pour la gentillesse", un organisme international né à Singapour en 2000.
    A l'origine, cette journée était célébrée le 13 novembre. Pour des raisons que chacun imagine (commémoration des attentats de Paris 2015) elle a migré au 3 novembre.
    Source et article complet sur les journées mondiales
    Un site à visiter : journee-de-la-gentillesse.psychologies.com

    Novembre 2019

  • 1er novembre, fête de la Toussaint

    250px-Jack-o'-Lantern_2003-10-31.jpgL'Halloween ou Halloween est une fête célébrée dans la soirée du 31 octobre, veille de la Toussaint, dont elle tire son nom puisque Halloween est une contraction de l'anglais All Hallows Eve, autrement dit the eve of All Saints' Day en anglais moderne1, ce qui signifie la « veillée de la Toussaint ».
    Cette fête, originaire des îles Britanniques, est célébrée principalement aux États-Unis, en Irlande, au Canada, en Australie et en Grande-Bretagne. La tradition moderne la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes qui font peur (fantômes, sorcières, monstres, vampires par exemple) et aillent sonner aux portes en demandant aux adultes, souvent eux-mêmes déguisés, des bonbons, des fruits ou de l'argent avec la formule : Trick or treat! (« Farce ou friandise ! ») ou simplement « Happy Halloween! ». D'autres activités incluent des bals masqués, le visionnage de films d'horreur, la visite de maisons « hantées » ou l'allumage de feux de joie en plein air

    images.jpgLa Toussaint est une fête catholique, célébrée le 1er novembre, au cours de laquelle l’Église catholique romaine honore tous les saints, connus et inconnus. La Toussaint précède d’un jour la Commémoration des fidèles défunts, dont la solennité a été officiellement fixée au 2 novembre, deux siècles après la création de la Toussaint.

    La Fête des morts (ou le jour des morts)
    Ce jour est le 2 novembre dans les faits, mais le 2 novembre n'est pas un jour férié, alors que le 1er novembre (jour de la Toussaint) en est un. C'est donc plutôt le 1er novembre que les citoyens consacrent à la visite des tombes de leurs proches, d'où une confusion fréquente entre la Toussaint et la Commémoration des fidèles défunts. Il est courant de fleurir la tombe avec un pot de chrysanthèmes, la fleur la plus achetée ce jour-là.

    Capture d’écran 2013-10-30 à 01.04.13.jpegAncienne carte postale, l'église de Soheit-Tinlot.

    Pour l'Église catholique romaine, le 2 novembre correspond à la Commémoration des fidèles défunts, célébration des morts par des messes, en particulier pour les défunts de l'année écoulée. La messe a une valeur de purification des péchés véniels pour atteindre la vision béatifique.
    Ce jour est traditionnellement consacré à une visite familiale au cimetière et à l'entretien des tombes.

    D'après Wikipédia

  • Un peu d’histoire sur la définition de l’heure

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    Cette nuit nous sommes passés à l'heure d'hiver nous avons donc gagné 1h de sommeil et reculé les aiguilles de l'horloge d'une heure (AL)

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    Illustration La Meuse

    Un peu d’histoire sur la définition de l’heure :
    Le temps moyen de Greenwich (GMT) a été établi en 1675, lors de la construction de l’Observatoire de Greenwich, situé dans la banlieue Est de Londres, afin d’aider les marins à déterminer leur longitude en mer.

    C’est vers 1855 que la plupart des horloges de Grande-Bretagne utilisent l’heure GMT. Et c’est officiellement en 1880 que l’heure GMT sera adoptée légalement, de préférence à l’heure locale. Il faut se rappeler que l’heure locale était définie comme étant midi lorsque le soleil portait l’ombre la plus courte d’un bâton placé verticalement.
    Dans le courant de la 2e moitié du XIXe siècle, une série de pays adopte une heure standard, mais ce n’est qu’en octobre 1884 que la Conférence Internationale du Méridien adoptera un temps de 24 heures débutant à minuit à Greenwich.
    Auparavant, un système de 24 fuseaux horaires avait été défini. Jusqu’au 1er mai 1892, on utilisait l’heure locale (moyenne) qui le plus souvent était celle d’une grande ville des environs. La Belgique adopte alors l’heure de Greenwich GMT, qui est devenue plus tard l’heure UTC (Heure Universelle Coordonnée).
    Pendant la 1ère guerre mondiale, les allemands imposèrent dans le territoire occupé, le méridien de Berlin, soit GMT + 1.
    Depuis la fin de la 1ère guerre mondiale jusqu’au 7 octobre 1928, l’heure légale GMT est avancée d’une heure, soit GMT +1 à certaines périodes de l’été.
    Depuis le 7 octobre 1928, la Belgique adopte GMT +2 en hiver et GMT +3 en été.
    Pendant la 2e guerre mondiale, lors de l’occupation allemande, à partir du 20 mai 1940, c’est GMT +2. Ils changent alors d’avis le 2 novembre 1942 pour imposer GMT +1 en hiver et conserver GMT +2 en été.
    Le 7 octobre 1946, on a adopté l’heure d’hiver de GMT +1 jusqu’au 3 avril 1977, où on a choisi de repasser en été à GMT +2, tout en conservant GMT +1 en hiver.
    En 2018, la Commission Européenne se penche sur la suppression du changement d’heure et on a l’impression que la décision sera de conserver pour notre pays l’heure d’hiver soit GMT+1.
    Marcel Ponthier. (octobre 2018)

  • Google une fois de plus au-dessus des lois ?

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    UN SCANDALE DÉNONCÉ PAR PLUS DE 600 JOURNALISTES, ÉCRIVAINS ET ARTISTES DE TOUS LES PAYS D’EUROPE.

    Ce jeudi, 24 octobre, aurait pu être un grand jour dans l’histoire de l’Europe et de l’internet. Avec l’entrée en vigueur en France de la directive européenne sur les droits voisins, la presse devait, pour la première fois sur notre continent, commencer à percevoir une rémunération sur les contenus qu’elle produit et qui sont diffusés sur Google, Facebook et autres plateformes.
    Des journalistes, photographes, reporters de l’UE, mais aussi les artistes se sont longtemps battus pour ce texte. Parce que l’information de qualité coûte cher à produire. Parce que la situation actuelle, qui voit Google capter l’essentiel des recettes publicitaires générées par les informations que le moteur ratisse, est intenable. Et plonge chaque année la presse dans une crise plus profonde
    Le parlement européen a voté la directive au printemps, le parlement français l’a transposée en droit français à la quasi-unanimité cet été. Pourtant ce texte tant attendu risque d’être vidé de toute portée avant même sa mise en œuvre. Et cela pourrait s’étendre à toute l’Europe. Refusant toute négociation, Google a offert aux médias un cynique choix de dupes.
    Soit ils signent un blanc-seing à Google en renonçant à rémunération, et le modèle actuel à base de gratuité perdure. C’est la mort lente, qui a commencé de vider les salles de rédaction en Europe comme aux États-Unis.
    Soit ils refusent, continuant d’espérer une rémunération. Et on leur promet de redoutables représailles : la visibilité de leurs contenus sera réduite à sa plus simple expression. Plus de photo, plus de textes, un bout de titre, rien de plus, apparaîtra quand les internautes feront des recherches sur une information.
    Un suicide pour la presse. Car avant d’arriver sur un site de media, la porte d’entrée des internautes c’est Google. Les autres moteurs de recherche pèsent trop peu. Les éditeurs le savent : ils n’ont pas les moyens financiers de supporter la chute vertigineuse de trafic sur leurs sites que cette mesure entraînera.
    Google bafoue la loi. Il en exploite les subtilités en détournant son esprit. Comme le géant américain a si bien su le faire avec les montages fiscaux qui lui ont permis de faire de l’évasion fiscale à échelle planétaire.
    C’est un nouveau bras d’honneur à la souveraineté nationale et européenne. Google veut faire la démonstration d’une impuissance publique à réguler les plateformes, faire plier les médias et les forcer à accepter un modèle économique assis sur la non-rémunération par principe des contenus. En mettant en avant, magnanime, le financement qu’il a bien voulu donner pour des projets innovants dans le domaine des médias : une diversion, une aumône pour un groupe qui pèse 140 mds de dollars de chiffre d’affaires.
    Alors que les campagnes de désinformation envahissent internet et les réseaux sociaux, que le journalisme indépendant est attaqué dans plusieurs pays de l’Union, renoncer serait catastrophique.
    Nous appelons à une contre-attaque des décideurs publics. Ils doivent muscler les textes pour que Google ne puisse plus les détourner, utiliser tout l’arsenal des mesures qui permettent de lutter contre l'abus de position dominante.
    De notre côté, nous journalistes, photographes, JRI et artistes, en appelons à l’opinion publique et mènerons ce combat car ce qui est en cause, c’est la survie de médias indépendants et pluralistes, et in fine la vitalité de notre démocratie.

    Publication collective.