Culture

  • Original: des œuvres d’art dans le cimetière de Grand-Marchin

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    Depuis le 25 octobre, le cimetière de Grand-Marchin a intégré onze œuvres d’artistes posant la question de notre relation à l’espace funéraire.
    À l’initiative de ce projet intitulé « A la vie à la mort », deux artistes sculpteurs, Luc Navet et Jean-Philippe Tromme, en collaboration avec la commune de Marchin et le centre culturel.
    Cette intervention artistique inédite a été inspirée de celle de Jacky Legge, pratiquée depuis une vingtaine d’années dans le Tournaisis et à laquelle Luc Navet a déjà participé.
    Pour ce dernier, « les cimetières sont des lieux chargés en émotion pour les personnes qui les fréquentent. Ils sont des symboles de perte, de douleur ou d’apaisement. Les investir avec des œuvres d’art actuelles permet de leur donner vie en quelque sorte. »

    S’interroger
    Comme le rappelle le Marchinois, les œuvres d’art sont habituellement exposées dans des galeries aseptisées et destinées à un public initié. « Au cimetière, elles rencontrent des citoyens qui ne sont pas forcement intéressés par l’art mais qui sont amenés à s’interroger, à avoir une réflexion sur la mort en découvrant les sculptures qui y sont intégrées. »
    Emmanuel d'Autreppe, responsable des arts plastiques au centre culturel de Marchin, ajoute que « la présence d’œuvres d’art invite les citoyens à envisager l’évolution de notre rapport aux espaces funéraires dans notre société, à la place de la mort en son sein. Elle évoque aussi l’entretien, l’aménagement, la réaffectation et la réhabilitation des cimetières, dans la relation qu’entretiennent les habitants avec cet espace commun, ce lieu public. »

    DES SCULPTURES ÉCLECTIQUES
    Parmi les artistes séduits par ce projet ambitieux, on retrouve Jean-Pierre Husquinet, Jacques Patris ou encore Emilia Bellon.
    L’artiste Liégeois Jean-Pierre Husquinet a semé un peu partout dans le cimetière une multitude de citations d’auteurs célèbres, d’anonymes ou de son propre cru donnant à méditer.

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    Une citation mise en avant par Jean-Pierre Husquinet. - NB

    Une fenêtre à la place d’une stèle
    Jacques Patris a, quant à lui, installé une fenêtre prenant la place d’une ancienne stèle disparue. « Les photos qu’il a imprimées sur du Plexiglas ont été prises dans le cimetière. Elles s’inscrivent dans le paysage à l’arrière-plan, mais sont vouées elles aussi à l’effacement », révèle Emmanuel d'Autreppe.

    Enfin, Emilia Bellon fait référence à sa culture mexicaine et à son histoire familiale. « L’artiste a dressé une table pouvant représenter celle du défunt, la nôtre, ou les deux », souligne le responsable des arts plastiques. En effet, partager le repas le dimanche est de tradition au Mexique, où la mort est vécue de façon totalement différente de chez nous, comme un passage vers autre chose, et non comme une fin dramatique. « Dans cette installation poétique, légère et minérale, la pierre calcaire domine avec sa teinte grisâtre et le blanc éclatant surprend », conclut Emmanuel d'Autreppe.

    L’opération artistique ambitionne de se pérenniser et de s’étendre à d’autres cimetières, dont Clavier et Modave.

  • Le Théâtre National débarque à Marchin pour un mini-festival gratuit !

    Le centre scénique marchinois Latitude 50, pôle des arts du cirque et de la rue, fait partie des trois principaux organisateurs du « Grand Tour », une marche citoyenne de 200 kilomètres visant à questionner la place et le rôle de la culture dans notre société, réflexion devenue fondamentale pour ce secteur grandement fragilisé par la crise du Covid-19.

    De Chassepierre (Luxembourg) à Mons, en passant par Marchin, cet gigantesque rando-débat débutera le samedi 22 août et s'achèvera le vendredi 4 septembre. Organisée par le Festival International des Arts de la rue de Chassepierre, Latitude 50 et Mars-Mons arts de la scène, la marche sera répartie sur 12 journées, chacune consacrée à une thématique particulière avec une question à décortiquer. Les inscriptions se font à la journée, mais les plus téméraires pourront bien entendu parcourir l’ensemble du trajet.

     

    3 grandes haltes dont une à Marchin
    Le Grand Tour s’organise autour de trois temps fort : le Grand Départ (spectacles, concerts et film à Chassepierre), la Grande Pause (festival du Théâtre National à Marchin) et la Grande Synthèse (arrivée à Mons).
    Pour Olivier Minet, directeur de Latitude 50, cet événement citoyen est l’accomplissement logique des nombreuses réflexions et projections sur la culture apparues dans la foulée de la crise sanitaire. « Le Grand Tour est un questionnement sur nos pratiques de travail, un moment d’arrêt où l’on prend le temps de réfléchir sur notre métier, en dehors de la dynamique du travail quotidien. »

    De par sa situation, pile-poil au milieu du Grand Tour (à environ 100km de Chassepierre et 100km de Mons), Marchin était l’endroit idéal pour marquer une pause sur le parcours. « On arrive à Marchin le vendredi 28 août en soirée. Le festival du Théâtre National aura lieu ce soir là, samedi et dimanche. Ils viennent avec un camion-scène et il y aura 15 spectacles extérieurs sur la place pour une jauge de 200 personnes. »

     

    Mini-festival gratuit, réservation obligatoire
    Chaque représentation sera entièrement gratuite, mais il sera nécessaire de réserver au préalable via le site web de Latitude 50. En général, les spectacles seront courts, approximativement une demi-heure, et quelques représentations des artistes de rue du centre scénique marchinois seront intégrés à la programmation. « C’est une chance pour Marchin et pour Latitude 50, une reconnaissance pour le lieu, » se réjouit Olivier Minet.

    Les inscriptions seront ouvertes et les détails pratiques seront communiqués dès le mardi 4 août. Pour s’inscrire à une ou plusieurs étape(s) du Grand Tour, rendez vous sur www.grand-tour.be, tandis que pour assister à un spectacle du mini-festival du Théatre National à Marchin, rendez vous sur www.latitude50.be.

    La Meuse H-W

  • Des chats customisés par les artistes vont bientôt envahir Huy

    Rappelez vous, la Ville de Huy lançait un appel aux artistes au début du mois de juin pour un projet destiné à égayer le centre-ville pendant l’été. À l’époque, l’échevin de la culture Etienne Roba souhaitait garder secret les détails de cette opération artistique à grande échelle, dans le but de conserver l’effet de surprise jusqu’au moment du dévoilement des oeuvres.
    Attention, spoiler ! Dès le 15 juillet, le centre-ville devrait être envahi par 67 structures 3D en forme de chat, fabriquées en panneaux MDF. C’est un employé de la commune, Alain Robert, qui a réalisé les assemblages avant qu’ils ne soient confiés aux artistes, libres de les customiser comme bon leur semble. Certains chats sont petits, entre 20 et 30 cm de haut, et d’autres atteignent les 1,50m !

    Les ateliers du Cwèrneu ont participé
    Les ateliers du Cwèrneu ont pris part à l’opération et se sont vu confier une douzaine de chats personnalisables. « Ce sont 7 participants de l’atelier peinture qui ont fait le travail, » explique Cynthia Evers, artiste responsable de l’atelier. « Les ateliers sont à l’arrêt, mais on s’est réuni exceptionnellement pour customiser les chats. On disposait d’un délai très court car la Ville veut que ça soit visible très vite. »

    67 félins de 30cm à 1,50m.
    67 félins de 30cm à 1,50m. - FB

    Le support a été étonnement inspirant pour les artistes, apprentis comme confirmés, qui ont déjà fait sortir leurs animaux une première fois pour un shooting photo sur les quais de la Meuse. Lundi, la Ville récupérera les 67 œuvres et les répartira à divers points d’intérêt destinés à guider les touristes vers les commerçants locaux, qui auront bien besoin de clients cet été pour rattraper la période difficile du confinement.
    Les chats seront exposés du 15 juillet au 15 septembre et une brochure sera bientôt proposée par la Ville, reprenant le circuit à suivre pour découvrir les 67 chats. Espérons que l’opération donnera le sourire aux touristes de passage et aux Hutois.
    La Meuse H-W

  • Bibliothèque Nandrin, A vos téléphones ! Miette prend les rendez-vous et les commandes.

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    Bibliothèque Nandrin. A vos téléphones ! Miette prend les rendez-vous et les commandes.
    Sur réservation par téléphone nous préparons votre colis, il vous attendra devant la bibliothèque, à une heure de rendez-vous individuel à convenir. Téléphonez à Miette pour tout demande (évitez 12h-14h30) Demandez son numéro par messenger ou par Instagram
    Les livres seront préparés avec des gants. Le virus survit 24h sur le carton : n'hésitez pas à laisser votre colis "reposer" un jour ou deux sans y toucher pour un maximum de sécurité !
    Bonne lecture

  • Une série sur Voltaire devrait être tournée au château de Modave

    Vous le connaissez peut-être grâce à son « Candide » ou son « Zadig », grands classiques de la littérature scolaire. Voltaire, François-Marie Arouet de son vrai nom, est un monument de la culture française. Une icône de la libre pensée, un virtuose de la plume, une des grandes inspirations de la Révolution, un symbole de la liberté… qui repose d’ailleurs au Panthéon, aux côtés de Victor Hugo, Émile Zola et André Malraux. Et pourtant, la série télévisée sur la jeunesse de cet illustre Français sera en partie tournée… en Belgique ! Et fort probablement à Modave.

    La mini-série intitulée « Les Aventures du Jeune Voltaire », coproduite par Umedia pour France Télévisions, sera composée de quatre épisodes de 52 minutes. Il y aura 25 jours de tournage en Wallonie.
    Des repérages ont eu lieu
    « Il a de très fortes chances que Modave fasse partie des lieux de tournage. À Modave, certains décors intéressent beaucoup le réalisateur », explique Bastien Sirodot, coproducteur belge. En effet, certains lieux évoqueraient particulièrement bien le 18e siècle.
    On pense alors bien entendu au magnifique château de Modave.
    Du côté de sa direction, on nous dit que des repérages ont eu lieu, mais que rien n’est encore signé.
    Sur le site de Wallimage (partenaire de cette production), on peut déjà avoir un avant-goût de cette série : « On y découvrira un Voltaire méconnu, rebelle impétueux, imbu de sa poésie et sûr de son talent.
    ...De nombreux castings ont déjà eu lieu, via l’agence de casting NK. Les prochaines offres se trouveront sur la page Facebook de la société de casting ( " NK Casting ")
    Ro.Ma. Lire l'article complet dans La Meuse H-W

  • Votre œuvre au bord des Sentiers d’Art en Condroz-Famenne ? Appel à projets

     

    Sentiers d’Art

    Deux ans déjà
    Les Sentiers d’Art en Condroz-Famenne, cette « exposition à ciel ouvert » sur 6 communes (Ciney, Gesves, Hamois, Havelange, Ohey et Somme-Leuze), est un projet lancé en 2017 par l’ASBL Vagabond’Art, qui organise la Fête de Mai à Gesves, et la Maison du Tourisme Condroz-Famenne. Deux ans plus tard, ces parcours de promenade artistiques s’étendent sur 140 kilomètres et accueillent 42 œuvres.

    Vous êtes artiste ou simplement très manuel et souhaitez faire partie de cette belle aventure ? Vous trouverez les modalités de l’appel à projet sur http://sentiersdart.be/. Attention les dossiers doivent être rentrés avant le 1er janvier 2020. 
    Article à lire dans La Meuse

  • Château de Modave. Théâtre en plein air : Madame Bovary du 4 au 21 juillet

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    Du 4 au 21 juillet
    Cet été, la Cie Lazzi a choisi le théâtre en plein air pour vous présenter son nouveau spectacle :
    Madame Bovary de Gustave Flaubert (adaptation de Paul Emond)

    Avec Pascale vander Zypen, Christian Dalimier, Nabil Missoumi & Christophe Lambert.
    Mise en scène Olivier Lenel
    Composition musique et chant: Olivier Thomas
     
    Du 4 au 21 juillet: du mardi au samedi à 20h30 et le dimanche à 18h (possibilité de repli dans le château en cas de pluie)
    Prix des places : 20 € (étudiants: 15 € - groupes àpd 10 pers: 18 €/pers.)
    Infos et réservations : 085/41 13 69 ou info@modave-castle.be

    En savoir plus
    La Cie Lazzy poursuit son exploration des grands classiques de notre littérature en proposant une version théâtralisée du roman de Flaubert : Madame Bovary(1857). Les habitués du cycle retrouveront certains de leurs acteurs fétiches dans un espace extérieur ouvert pour la première fois au public et goûteront au plaisir d’une adaptation particulièrement rythmée, signée Paul Emond. Adaptation par ailleurs saluée par la presse lors de sa création française en 2016.
    Narrations et dialogues alterneront avec d’impertinentes chansons, composant ainsi une partition de choix pour un quartet de comédiens férus de beaux textes et rompus à l’art de la comédie : Pascale Vander Zypen, Christian Dalimier, Nabil Missoumi et Benoît Van Dorslaer.
    Si la forme romanesque de l’œuvre de Flaubert fait place à une audacieuse théâtralisation, le rôle de la femme dans la société reste le fil rouge du spectacle et conserve une brûlante actualité.

    Lazzy à Modave : du changement dans la continuité
    Présente pour la 26èmesaison à Modave, la Cie Lazzy entame sous l’impulsion de Pascale Vander Zypen, comédienne et porteuse du projet, de nouvelles collaborations artistiques de choix. Olivier Lenel signera la mise en scène du spectacle et Olivier Thomas surprendra tout le monde avec son univers musical foisonnant.

    Un spectacle pour tous.
    On l’aura compris, ce spectacle familial promet d’être haut en couleur ! Et pour les esprits chagrins qui craindraient un été pluvieux, tout est prévu. Le château de Modave offre une exceptionnelle solution de repli en cas de pluie. Bien sûr, comme pour les éditions précédentes, le château et son parc seront accessibles avant les représentations.

  • Livres. Liège, la ville aux 200 escaliers

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    Après les églises, les ponts, les châteaux (Voir l'article sur ce blog, Liège, la Province aux 600 châteaux), et les murs qui parlent, Robert Ruwet veut nous faire découvrir les escaliers de Liège. Dans un livre, il en répertorie 200 classés par ordre alphabétique.
    Une nouvelle vision de la Cité ardente et de ses escaliers qui racontent aussi notre histoire. Car Liège est blottie entre des collines parfois abruptes et est aussi le point de départ de ces "degrés" qui mènent le visiteur sur les sommets des rives de la Meuse et de l'Ourthe. Des escaliers très connus, comme la Montagne de Bueren ou moins comme le thier du bac à Jupille.
    Voir le reportage vidéo sur RTC

     
  • Mobil'art 2019. Biennale d'art contemporain au profit de la recherche et des personnes atteintes de la sclérose en plaque

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    Voir également le reportage vidéo sur RTC