Histoire locale

  • Histoire locale. Les gares belges d'autrefois (photos)

    capture ecran 2019-08-31 à 12.11.44.jpgLe site "Les gares belges d'autrefois" rassemble de très nombreuses photos d'époque des gares en Belgique, répertoriées par Province. Voici notamment quelques extraits de la ligne 126 Huy-Ciney aménagée actuellement en Ravel et qui traverse le Condroz.

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  • Hstoire locale. Appel à vos souvenirs pour dater cette photo

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    Soheit-Tinlot.
    Quelqu'un pourrait-il dater une photo prise par mon grand-père, Albert Manne de Huy, à l'occasion de l'inauguration du monument aux morts de la 1ère guerre mondiale ?
    Cette photo illustra un article de presse paru en son temps, dont je joins la reproduction scannée.
    Merci pour votre aide.
    Bernard Burton

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  • Huy : le Fort marqué par les deux Guerres mondiales

    L’histoire du Fort de Huy est principalement liée à l’occupation nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Devenu lieu de mémoire, les visiteurs ont la possibilité se rendre compte des conditions de vie des prisonniers.

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    Vestige de l’ancien château, le Fort possède une histoire riche : « Il a été construit par les Hollandais entre 1818 et 1823 sur le site de l’ancien château. Il devait accueillir 600 garnisons, mais il n’en sera rien et en 1830 les Hutois vont en prendre possession lors de la révolution belge. Le Ministère de la défense, et le Général Brialmont, va alors le moderniser fin du 19e siècle en ajoutant des canons. Pour rien, car le Fort ne servira jamais militairement », explique Bernadette Latinne, conservatrice des musées de Huy.
    Les périodes qui auront marqué le Fort sont les Guerres mondiales, et particulièrement la seconde. Les soldats allemands vont incarcérer plus de 7000 prisonniers entre mai 1940 et le 5 septembre 1944 : « C’est une période très dure avec des conditions de détention extrêmes : cachots, salle d’interrogatoire, chambres de détention et lavoirs rudimentaires. Les premiers prisonniers étaient des miniers français. Plus de 200 d’entre eux avaient été transférés au Fort après une grève. La majorité des miniers s ’étaient finalement retrouvés déportés à Sachsenhausen. Des Liégeois ont également séjourné entre ces murs comme Joseph Pholien, Arthur Massin et Julien Lahaut. En tant que figure de proue des grèves dans le bassin liégeois, Lahaut n’aura pas reçu un traitement délicat », ajoute Bernadette Latinne.
    Lieu de mémoire
    Racheté par la ville de Huy en 1973, le Fort est devenu un lieu de mémoire pour ne pas oublier les blessures du passé. Il reste un témoignage intact de la vie vécue sous l’occupation nazie. L’espace muséal éclaire le visiteur sur les conditions de vie des prisonniers durant la Seconde Guerre mondiale et sur la vie quotidienne de la population. Un spectacle pédagogique à l’attention des écoles retrace même l’histoire des prisonniers sur base de témoignages et anecdotes réels. Un autre moyen de comprendre ce qu’ont vécu les témoins est une vidéo d’une quinzaine de minutes après la visite des lieux. L’an passé, le Fort a accueilli 12.973 personnes.
    Le Fort de Huy est ouvert tous les jours jusqu’au 31 octobre. En semaine, les visiteurs peuvent s’y rendre entre 9h30 et 17h. Les week-ends, jours fériés et en juillet-août, les visites se dérouleront de 10 à 18h. Deux journées des familles seront également organisées les 4 et 25 août prochains.
    La Meuse

  • Huy: 80.000 personnes attendues pour le cortège des Septennales, le jeudi 15 août

    Événement incontournable avec sa foire, le village des confréries, la soirée sur la Grand-Place et le feu d’artifice, les festivités du 15 août à Huy débuteront dès le vendredi 9 août par l’inauguration du champ de foire et ses 111 métiers forains, selon le programme présenté jeudi à l’Hôtel de Ville. En cette année septennale, grand cortège oblige, près de 80.000 personnes sont attendues à Huy.

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    Voir la vidéo

    Le cortège des Septennales qui porte la vierge dans les rues de Huy prendra son départ le 15 août à 15h à l’école communale d’Outre-Meuse pour se terminer avenue du Hoyoux. Le parcours sera long 700m à 1 km.
    Près de 700 figurants y prendront part pour rendre hommage aux paysages et folklore hutois : 50 artistes du feu, cinq groupes musicaux, 100 danseurs, deux acrobates à cheval et neuf chars.
    Le cortège se divisera en trois parties : une historique, une folklorique et une religieuse. La Ville de Huy veut en profiter pour mettre en avant la notion d’ouverture. « Des délégations de confessions différentes vont rendre hommage à la belle dame. C’est l’occasion de montrer l’ouverture du cortège avec une délégation juive, une délégation musulmane, une délégation bouddhiste et une association pour le droit des femmes », explique Benjamin Belaire, animateur au centre culturel de Huy et metteur en scène du cortège.

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    Le cortège du 15 août sera suivi par une animation DJ de 18h à 23h, avant le traditionnel feu d’artifice à 23h précédé par une féerie lumineuse en huit tableaux artistiques.
    L’origine des Septennales remonte au 17e siècle en l’honneur de Notre-Dame de la Sarte, en remerciement de la fin d’une sécheresse catastrophique. Au fil des années, la fête s’est transformée en événement pour tous les Hutois et est devenue un rassemblement culturel, religieux et une fête populaire.
    Voir la vidéo et l'article complet dans la Meuse H-W

  • Histoire locale. Une brève histoire des routes à Tinlot

    Une brève histoire des routes à Tinlot.

    Il y a deux mille ans...

    Depuis deux millénaires, les villages de l'entité de Tinlot ont continuellement été traversés par des artères de communication importantes. Nous ne parlons pas des quelques chemins et nombreux sentiers qui reliaient les hameaux et villages, mais de grands axes assurant la mobilité entre différentes régions ou métropoles éloignées d'un même état. L'évolution historique des parcours adoptés est révélatrice de choix de plusieurs ordres : stratégique, s'il s'agit de faciliter la circulation de troupes; économique, pour répondre aux besoins du commerce, notamment avec les états voisins; voire politique, quand le tracé doit se faufiler dans la mosaïque de petites seigneuries en évitant les domaines des voisins hostiles.

    La plus ancienne route - et le modèle jusqu'à présent - a été financée et construite par l'état romain dans les premières années de notre ère. "Toutes les routes mènent à Rome." dit le proverbe. La nôtre s'intégrait parfaitement dans ce projet1 : de Tongres, elle se dirigeait vers Amay où elle passait la Meuse à gué (vu son importance, on construira très vite un pont), puis traversait de face les tiges et chavées du Condroz jusqu'à Vervoz, avant de s'enfoncer dans la forêt ardennaise pour rejoindre Arlon et le réseau lorrain.
    Ce travail titanesque fut réalisé en quelques années entre les deux métropoles de la Gaule du nord. L'objectif était de permettre le fonctionnement de l'administration et la circulation rapide des troupes, mais aussi de développer le commerce dans cette province récemment conquise. Et le fisc impérial ne lésina pas : on fit une route "consulaire", c'est-à-dire avec une assiette large de 3 à 6 m. bordée de fossés. Une route si solide et bien entretenue qu'elle fut utilisée jusqu'à la fin du Bas-empire ! Après l'effondrement de l'Empire et le morcellement du territoire, la route perdit sa raison d'être et seuls quelques tronçons locaux furent encore empruntés et sont encore utilisés de nos jours, comme la Chaussée des Romains à Ramelot.

    Il y a mille ans...

    Dès la fin du 10e s., la formation de la Principauté de Liège et son extension progressive vers Dinant et la Haute-Meuse, puis vers le duché de Bouillon, vont créer de nouveaux besoins de communication. Désormais tous les chemins mènent à Liège ! Un des plus importants, si pas le plus important, nous a légué son tracé condrusien : il traversait Tinlot et le Condroz pour relier Liège à Dinant en passant par Ciney.2 C'était plutôt une piste, en terre, ravinée d'ornières, guère entretenue et en de nombreux endroits digne de la fable Le Coche et la Mouche de Jean de La Fontaine. Parcourir cette septantaine de km restera une expédition périlleuse jusqu'au début du 18e s.

    Il y a trois cents ans...

    A ce moment, l'apaisement des tensions politiques entre les puissants voisins, la France et les Pays-Bas autrichiens, stimula les opportunités de commerce transfrontalier. Le gouvernement du Prince-évèque décida donc la rénovation et l'amélioration des infrastructures routières importantes3; le Chemin de Liège à Terwagne devint la Chaussée de Liège à Dinant, aussi appelée Route de France. Il s'agissait d'un très gros chantier : aplanir certaines irrégularités du sol pour réguler la déclivité (la côte de France entre Ivoz et Neuville), remplacer les gués par des ponts, empierrer, voire paver, à certains endroits. Si la chaussée, élargie et rectiligne, est bien représentée sur les cartes de Ferraris (avec les barrières de péage de Tinlot, à la Douève, et de Terwagne, à l'entrée du village), il restera encore à faire.

    1 Voyez l'article Sur la voie romaine dans nos villages condrusiens sur tinlot.be/loisirs/découvrir Tinlot

    2 Il s'agit de l'unique itinéraire terrestre, car il n'y a pas encore de route qui suive le cours de la Meuse. Quant au transport par barque sur la Meuse, il est tributaire des conditions atmosphériques et est contrôlé par le Duché de Namur.

    3 Voir Abée et Scry avant la Révolution Française, Partie 2, sur tinlot.be/loisirs/découvrir Tinlot

     

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    Les grands axes seront pavés et n'évolueront guère (1ère moitié du 20e ). 

    La sortie de Scry (à la fin du 19e ou au début du 20e). A droite une maison isolée qui existe encore, et les arbres plantés en bordure de route par les Ponts-et-Chaussées. A gauche, le chantier de la carrière disparue (actuellement un taillis).
    Photo Tinlotblog 20/7/2012.

    Il y a deux cent cinquante ans...

    Le tracé utilisé entre Terwagne et Havelange était détestable ! On voulait le modifier, mais aussi éviter la gourmandise taxatoire ou l'hostilité politique de certaines seigneuries voisines : Ramelot, enclave du duché de Luxembourg, fut, jusqu'à la Révolution, territoire des Pays-Bas autrichiens; et tout franchissement de frontière impliquait une taxe !
    Quand en 1780 on remplaça ce parcours inadapté par un nouveau tronçon, la nouvelle Chaussée de Dinant, de Fraineux à Pailhe via Scry et Pont de Bonne, on veilla à le construire sur les terres liégeoises de Strée et Vierset, le long de la limite de Ramelot. Pour financer ces grands travaux, la Principauté perçut selon la coutume un péage; il y en avait 5 du Val St-Lambert jusqu'à Terwagne, on en créa 3 sur le nouveau tronçon de Fraineux à Pailhe. Pendant le demi-siècle qui suivit, l'état des routes non entretenues se détériora.

    Il y a deux cents ans...

    Il fallut attendre l'Indépendance pour que la jeune Belgique reprenne les travaux publics routiers. Ce fut un très ambitieux projet, un projet national, conçu et développé à l'échelle de la Belgique, et d'une ampleur jamais atteinte précédemment. Après 1830, les priorités des communications avaient changé : on voulait que le réseau, densifié, relie Bruxelles à toutes les régions du territoire national. On distingua alors les gestionnaires selon l'importance de la liaison : les grand-routes, gérées par l'Etat et les Provinces, et les chemins vicinaux (chemins ou sentiers), du ressort des communes.
    L'Etat voulut créer une liaison moderne vers l'est (vers Stavelot, sachant que Malmedy se trouvait alors en Prusse); or de Huy à Ouffet et Hamoir en traversant Tinlot, il n'existait qu'un chemin de terre, desservant les villages. De surcroît, les anciens chemins locaux se limitaient à relier deux lieux proches (fermes, villages...) en tenant compte des territoires seigneuriaux; aucune vue d'ensemble cohérente ne déterminait le meilleur itinéraire entre des localités plus éloignées.
    Il fallait donc ouvrir de nouveaux tronçons. Ainsi le chemin de Huy et Strée obliquait légèrement vers la droite peu après le carrefour du château d'Abée, traversait les actuelles prairies et longeait l'orée du bois vers la Ferme de l'Abbaye pour rejoindre Tinlot.
    La planche 4 de l'Atlas Vicinal de Tinlot mentionne en rouge le nouveau tronçon rectiligne ouvert dans le bois de Tinlot entre le carrefour cité et le viaduc actuel (voué à disparaître) de Tinlot. En bord de carte figure le commentaire explicatif : rectification du chemin de grande communication de Huy à Hamoir. Cette route empierrée - comptant plusieurs barrières de péage entre Huy et Tinlot - fut mise en service entre 1844 et 1846.
    Nous sommes relativement bien informés sur ces travaux grâce aux archives du Parlement et autres ministères : on apprend par exemple que les pierrailles proviennent de carrières de calcaire des communes traversées, ou encore qu'on recourait aux ouvriers agricoles pour creuser les fossés en automne, à la fin des travaux des champs. Cette route "de grande communication", ou encore "de grande vicinalité", était empierrée de Huy à Hamoir : un empierrement calcaire de cailloux concassés sur une largeur de 3,5m, avec accotements et fossés pour une largeur totale de 7m.

    Quant aux déplacements locaux - les plus importants pour la population - dans un village ou entre deux villages, ils se faisaient par les petits chemins et sentiers (le plus souvent à pied, au plus court, à travers campagnes et bois !). C'est la loi du 10 avril 1841 qui fit réaliser un atlas des chemins accessibles au public dans chaque commune : l'Atlas Vicinal. Attention ! La plupart appartenaient au patrimoine public communal, tandis que d'autres étaient des propriétés privées sur lesquelles le propriétaire autorisait le passage. On peut consulter dans chaque administration communale l'Atlas Vicinal, qui fait foi, pour autant qu'on tienne compte de la remarque ci-dessus et que les chemins désaffectés et vendus par la commune y aient été mentionnés.

    Connaître le passé aide à comprendre le présent.

    - Les barrières de péage.

    Tout Belge qui part vers le sud sait qu'il devra s'arrêter aux barrières de péage et... payer4 ! Qu'en était-il chez nous ? Une très sérieuse étude de la Chambre des Représentants de 1838 est consacrée aux péages routiers. On y apprend notamment qu'en la matière, nous les Belges, nous avons été des initiateurs très suivis en Europe :

    "C'est au système de péages appliqué aux routes que la Belgique est redevable de la majeure partie de ses voies de communication... Dès 1639, le système de concession de péages, à charge d'entretien, y était connu et généralement en pratique..."5 (p.3)

    La France révolutionnaire avait décidé de supprimer les péages, y compris dans les territoires annexés en 1795. Pourtant, confrontés à la détérioration des routes et sans ressources, les Révolutionnaires rétablirent bien vite les péages, perçus cette fois par une régie chargée de l'entretien. Hélas, elle ne percevait presque rien, tant étaient gourmands les opérateurs ! En 1801, le premier Préfet du département de l'Ourthe, Desmousseaux6, jugeait qu'il fallait revenir à la gratuité :

    " Depuis plusieurs siècles, ce pays (nb. Liège), comme le reste de la Belgique, était soumis à l'impôt des barrières7; mais il était plus léger et les points de perception, moins nombreux. Il faut avoir le courage de le dire. Cet impôt gênant qui arrête le voyageur, le voiturier, l'agriculteur à chaque pas, qui les expose à des retards, à des supercheries, à des tracasseries multipliées, cet impôt enfin, qui coûte tant au peuple et rapporte si peu à l'Etat, est une cause perpétuelle de dégradation des routes et le motif d'une plainte générale."

    Le Préfet énonce ici une des premières revendications des Révolutionnaires : il s'agit d'un péage qui coûte cher et ne rapporte pas assez à l'Etat pour entretenir les routes de plus en plus abimées "On paie pour un service qui n'existe pas !" Il fut aboli et l'Etat prit en charge ces dépenses sur décision de Napoléon en 18068. Après 1814, le système des barrières fut rétabli par les Hollandais et prolongé par les députés belges dès 1831. Les barrières de péage étaient concédées à des particuliers ou des sociétés par adjudication pour une certaine durée (1ou 3 an(s), beaucoup plus longtemps après 1850).
    Bien entendu, le prix atteint aux enchères dépendait du retour espéré compte tenu du trafic; or le prix du péage était contrôlé par l'Etat et la perception générait des frais de personnel. Néanmoins, les documents officiels du 19e s. nous montrent que le prix des adjudications a doublé entre 1830 et 40 en conséquence de l'augmentation du trafic et de la bonne santé de l'économie. On constate aussi que les péages de Fraineux et de Scry figuraient parmi les plus rémunérateurs de la Province de Liège, suivis en bonne place par ceux de Terwagne et Tinlot.
    Les prix demandés aux voyageurs étaient, lit- on, "modérés" (?). Ce qui est remarquable quand on sait que le gestionnaire de la barrière prélevait ses frais ainsi que son bénéfice et que le Fonds des routes de l'Etat belge, qui encaissait le reste, disposait d'un montant supérieur aux frais d'entretien. Le surplus engrangé permettait donc d'améliorer le réseau et de créer de nouvelles routes.
    Pourtant le pactole ne fut pas éternel ! Dès 1831, les exemptions se multiplièrent : les véhicules officiels, la poste, les citoyens sur le territoire de leur commune, les véhicules agricoles sur le chemin de la ferme, ceux qui transportaient de la chaux; en 1833, un agriculteur de Terwagne réclamait même l'exemption depuis le Val Saint-Lambert pour son tombereau ramenant du charbon destiné à son four à chaux.
    Enfin, à partir de 1850, l'apparition de la concurrence du transport par chemin de fer et par bateau fit chuter les revenus. En 1867, le Ministre Frère-Orban supprima les barrières de péage sur les routes de l'Etat (les autres suivront, plus ou moins vite).

    Nous sommes bien informés sur le sujet : "Il ne pourra avoir plus d'une barrière à raison d'une distance de 5000 mètres" stipule la loi. Vers 1850 , il y avait 4 barrières sur le territoire de Tinlot. La plus ancienne se trouvait sur le chemin de Liège à Terwagne " < sur le tronçon s'étendant> depuis le débouché du chemin de Soheit jusqu'à la dernière maison du village." Ce que confirme Ferraris qui la représente sur sa carte (1778) au lieu-dit La Douève.
    On laisse donc une tolérance pour l'installation, tout en respectant la norme de 5000m (une lieue, entre Fraineux et Tinlot et entre Tinlot et Terwagne). La deuxième apparaîtra sur la nouvelle chaussée de Dinant lors de sa mise en service en 1781. Elle était située dans le village de Scry. Les deux dernières seront établies sur la route de grande communication de Huy à Hamoir inaugurée en 1846. L'une sera à Tinlot, l'autre à Seny; aucune des sources que j'ai consultées ne permet de préciser leur localisation. Il ne subsiste pas davantage de vestiges des deux premières en dehors des deux mentions suivantes :

    Un Itinéraire complet de la France, daté de 1788, mentionne "la barrière et le cabaret de Sohait"; mais ce dernier semble avoir disparu au 19e.
    L'Atlas vicinal de 1842 signale que "le chemin de Soheit ( = la rue Haute Barrière) déboule sur le pavé de Terwagne". Il y aurait donc eu un secteur pavé à cet endroit9.

    La barrière doit être signalée par un poteau (surmonté d'un éclairage entre le coucher et le lever du soleil); les voyageurs doivent s'arrêter et s'acquitter du montant du péage correspondant au véhicule.

    4 "Péage" est synonyme de "payer" dans notre esprit. L'étymologie de ce terme est cependant tout autre ! Pedaticum (< pes, pedis = le pied) désigne d'abord le (droit de) passage. Et c'est ce droit qui se paye.

    5 Cette année-là fut reconstruit le Pont de Arches à Liège. Le péage exigé pour le traverser permit de couvrir son financement.

    6 Tableau statistique du département de l'Ourt(h)e (1800).

    7 Sur la carte de Ferraris (1776), on distingue les barrières de Soheit (près du carrefour de la rue Haute-barrière) et celle de Terwagne.

    8 Il n'y fut rétabli que dans le courant des années 1960.

     

    A titre anecdotique, voici le tarif officiel affiché10 en 1853 :

    9 Un autre secteur pavé se trouvait notamment sur la Chaussée de Dinant entre le carrefour de La Botteresse et Limet. Le souvenir de cet ouvrage est lié au toponyme La Pavée.

    10 Recueil des pièces imprimées par ordre de la Chambre des Représentants, Volume 2,1853. La redevance dépendait de la puissance de l'attelage (le nombre de chevaux). Il n'est dès lors pas étonnant que lors de l'apparition des automobiles, la taxation soit appliquée en fonction du nombre de chevaux (-vapeur) du moteur !

    Sachons aussi qu'il existe déjà un code de la route fort répressif :

    Chaque véhicule doit porter une plaque mentionnant le nom et l'adresse du propriétaire. Toute fraude à la barrière entraîne une amende de 30 fr.
    Répression du dépassement de la charge autorisée : des ponts-bascules permettent de les détecter; la sanction consiste à faire délester le véhicule de la surcharge, voire à le confisquer. Obligation de céder le passage aux véhicules transportant des personnes (pensez à l'expression "tenir le haut du pavé").

    Interdiction pour les véhicules de transport de marchandises de circuler pendant les périodes de dégel (un avis était affiché aux barrières).

    Au 19e s., la "mobilité" devenait plus accessible pour autant qu'on accepte des conditions inconfortables : il y avait bien sûr les équipages personnels des nantis, mais aussi la malle-poste à deux classes de sièges et le char-à-bancs franchement spartiate qui circulaient selon des horaires fixes.

    Imaginez le voyage en plein hiver (on déblayait la neige), ou dans la nuit ! Sans compter les risques11 (d'accident, d'agression). A la fin du 18e, il fallait 7 heures pour faire Liège-Marche. L'auberge des Quatre-Bras - qui firent partie d'Abée-Scry jusqu'à la fusion de communes - était un relais de poste12. La dernière malle-poste en fonction en Belgique13 effectuait jusqu'en 1925 la liaison Ciney-Dinant en deux heures. Quant aux plus performantes du 19e, elles pouvaient réaliser 20 lieues (= 100 km) en un jour.

    11 Par exemple, l'assassinat d'un voyageur perpétré par des bandits. Tel celui de 1670 illustré dans l'article Des 4 Saisons n° 145, p. 19, relatif à la croix de La Doiffe. A son sujet, je pense que ce toponyme inconnu, utilisé par l'enqueêteur du service du Patrimoine et inexistant dans les nombreux documents d'époque, est une mauvaise perception d'une prononciation wallonisante de "La Douève". La phonétique de "L'dwef" ou "l'dwaf" peut suggérer à un locuteur francophone une transcription "La Doiffe". C'est à cet endroit que se dressait la croix avant le grand bouleversement routier.

    - Dernier clin d’œil à notre passé :

    Un inspecteur des Ponts et Chaussées décrit en 1852 un chemin vicinal qui vient d'être élevé au rang de "voie de grande communication". Les automobilistes et les promeneurs habitués à le parcourir prudemment apprécieront la pertinence de sa description et constateront que 167 ans plus tard nous pourrions presque écrire le même texte.

    A partir de Terwagne, on trouve d'abord 500 à 600 mètres d'ancien empierrement défoncé, puis environ 200 mètres de chemin de terre; ensuite commence l'empierrement nouveau qui a 3m50 de largeur avec accotements de 1m50 et fossés de 1 mètre. Les accotements et fossés n'existent malheureusement pas partout, parce qu'une partie de ce chemin a été construite avant la déclaration de grande vicinalité.

    De l'origine jusqu'à Ramelot. Dans une première partie l'empierrement est parfaitement viable et le chemin a une largeur et des dimensions régulières, mais le tout laisse à désirer sous le rapport de l'entretien, notamment les accotements et les fossés; ces derniers sont mal ouverts et manquent de profondeur. Dans une deuxième partie, les accotements perdent leur largeur. Dans un remblai et dans une tranchée, l'un des accotements disparaît tout à fait et l'autre est réduit à presque rien. Les fossés n'y existent pas et l'empierrement est raviné par les eaux surtout contre les bordures. Au-delà de cette tranchée, les fossés, autrefois ouverts, sont complètement remplis et les accotements détestables et profondément ravinés.

    Aux approches de Ramelot, le tout devient moins mauvais sans être bon.
    Traverse de Ramelot. Une grande mare empiétant sur l'accotement qui la surplombe à une hauteur de 2 mètres sans garde-corps; ornières profondes sur l'empierrement; pas de fossés; accotements très boueux; une fontaine déborde sur celui de droite qu'elle ravine faute d'un écoulement régulier.

    De Ramelot à la route de Dinant à Liège, on trouve d'abord une espèce de précipice14 de plusieurs mètres de profondeur et non garanti contre l'accotement de gauche. Plus loin, un bel alignement est coupé en deux parties par une courbe irrégulière et sans motif. Les accotements et les fossés continuent à être irréguliers : quelquefois, les derniers manquent tout à fait; il en est de même des premiers, sur une longueur de 200 mètres resserrée entre deux haies. Dans toute cette partie l'empierrement est du reste parfaitement viable. A la sortie du dernier bois, commence une partie neuve atteignant la route de Dinant à Liège...

    Une partie de ce chemin a été construite avant la déclaration de grande vicinalité. C'est sans doute à cette circonstance que l'on doit les irrégularités que j'y ai reconnues et que je viens de signaler. Il demande un parachèvement et un entretien général et immédiat.

    On peut penser que l'ingénieur du 19e était exigeant en ne se satisfaisant pas de quelques aménagements. Mais ces relations du passé suscitent l'impression que le jeune état belge avait avant tout une ligne de conduite bien arrêtée : une bonne mobilité, organisée et efficace pour le transport des personnes et des marchandises, est la porte qui ouvre sur une époque de développement et de prospérité.

    L. Pauquay 2019

    12 Voir https://adalen.jimdo.com/nandrin/hotel-des-quatre-bras/

    13 On peut voir cette vénérable voiture au Musée de la vie wallonne à Liège. Voir l'article sur https://lapetitegazette.net/2016/04/11/le-conducteur-de-diligence/

    14 Deux détails surprennent : la grande mare en contrebas (2m) de la route plus bas que la fontaine (= le puits détruit ?) recevant l'eau de la source mentionnée (?); "l'espèce de précipice de plusieurs mètres sur la gauche de la route" après le carrefour de Ramelot. La route aurait-elle anciennement gravi le tige jusqu'au niveau de la butte du tilleul pour qu'il y ait "un précipice" un peu plus bas sur la gauche ?

    Source, site de Tinlot: http://www.tinlot.be/loisirs/decouvrir-tinlot/histoire-des-routes

  • Tinlot histoire locale. Assassinat d'un messager à Soheit en 1670.

    Vous l'aurez peut-être remarqué, le T4S trimestriel s'est enrichi d'une nouvelle rubrique consacrée à notre histoire locale.

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    Notre passé, notre histoire.
    Tinlot aux 4 saisons se propose de vous faire découvrir nos villages, profondément enracinés dans le terroir exigeant du Condroz, et leurs habitants, dont la vie laborieuse a façonné l'identité condrusienne que nous défendons. C'est une longue histoire, trop longue pour en faire la publication intégrale dans le bulletin. Chaque édition vous en présentera donc un élément du patrimoine, un épisode, une anecdote locale ou un acteur, en vous invitant à rejoindre le site web communal pour en savoir plus...

    Assassinat d'un messager à Soheit en 1670.
    La Croix de la Doiffe (1670) - KE 12 AOUST 1670 A ESTE OCCIS PIERRE RIECHEN MESSAGER DE LIEGE A DINARD PAR 3 MEURTRIERS REQUIESCAT IN PACE
    Croix monolithe en pierre calcaire. Au témoignage de Monsieur Peters, la Croix de la Doiffe se dressait sur le côté nord de la Chaussée, à l'emplacement de l'actuelle berme centrale, près du carrefour de la Rue Haute Barrière. Lors des travaux sur la N63, dans les années 70, elle fut sauvée de justesse par le Bourgmestre G. Delrée et le Cantonnier G. Evrard qui l'adossèrent au mur du cimetière, Chemin de Messe.
    Dimensions : hauteur 90 cm; largeur 73 cm. cliché n° 913, IPM 16/2.
    Jusqu'à l'apparition de la malle-poste, au 18e s. la messagerie était concédée à des professionnels qui disposaient de personnel, de chevaux et de relais sur les routes, ou plutôt les chemins de terre. Contre rétribution, ils avaient le monopole de l'acheminement du courrier "ordinaire" (entre particuliers).
    La victime, P. Riechen, inconnu par ailleurs, assurait donc ce service entre Liège et Dinant, autre ville de la Principauté.
    Le braquage violent d'un messager régulier et connu, alors qu'il circulait sur la chaussée de Liège à Dinant n'a pas laissé sans réaction les habitants de Soheit qui lui ont consacré une croix d'occis au bord de la chaussée.
    Même si elle est surmontée par la représentation d'un crucifix, la croix d'occis ne ressortit pas au cadre religieux (texte en français et non en latin; "ke" = ce; Dinard/ Dinant) ; elle commémore un décès, un meurtre ou un accident.
    Le Patrimoine monumental de la Belgique (vol. 16/2) la nomme Croix de la Doiffe (Doiffe serait un toponyme qu'aucun Tinlotois ne semble connaître !).
    Soheit, Tinlot et Scry bénéficiaient de cet axe, le plus important de la Principauté : de Liège, centre du pouvoir, mais aussi porte d'entrée de la Hollande (Maestricht) et de l'Allemagne (Aix), il conduisait voyageurs et marchands via Ciney et Dinant vers les territoires liégeois de l'Entre-Sambre-et-Meuse (Philippeville) et de la haute Meuse (Givet, Charleville), comptoirs du commerce avec la France. De Havelange, une bifurcation gagnait Rochefort, puis Saint-Hubert pour rejoindre Bouillon et la France à Sedan. De longs déplacements sans quitter le sol liégeois... et donc sans taxe de douane !
    Etait-elle sûre notre chaussée ? Assez, sauf au 17e, probablement le pire siècle pour notre région ! Entre 1666 et 1668 le Pays de Liège fut frappé par la dernière épidémie de peste. Les voisins français, espagnols et hollandais étaient en guerre. A l'arrêt des hostilités, les soldats, licenciés et abandonnés sans ressources, devenaient des bandes de pillards. La disette et la famine jetaient aussi sur les chemins de malheureuses victimes des exactions, prêtes à tout...
    Pour en savoir plus sur l'histoire des routes à Tinlot et lire des anecdotes très actuelles, rendez-vous sur le site tinlot.be/loisirs/découvrir Tinlot.
    A. Peters et L. Pauquay

  • 14 Juillet à Liège : on fêtera le centenaire de la remise de la Légion d'honneur à la ville

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    Voir le reportage vidéo sur RTC Liège

    Le 14 juillet, l’asbl « Amitiés Françaises de Liège » organise les traditionnelles festivités de la fête nationale française en cité ardente. Cette tradition marque l’amitié franco-liégeoise ancrée chez nous depuis 75 ans.
    Cette année, les festivités marqueront un anniversaire. Il y a cent ans, la ville de Liège s’était vu décerner la prestigieuse Légion d’honneur par le Président Raymond Poincarré. Liège était alors la première ville non française à recevoir cette distinction.
    "C’est grâce à notre conduite héroïque en 1914" explique Alain Laroche, Président des Amitiés Françaises. "Nous avons, à l’époque, bloqué l’armée allemande dans sa progression grâce aux forts de Liège. Cette résistance avait alors permis la réorganisation de l’armée française. Cela a probablement contribué à la victoire des alliés sur les Allemands en 1918."

    Pour marquer le coup, un général français représentant le ministre de la défense sera présent lors des cérémonies protocolaires qui comprendront une cérémonie d’hommage aux héros français et belges au cimetière de Robermont, une remise de fleurs au Monument de la résistance et une réception officielle à la ville de Liège.
    Pour l’aspect plus populaire et festif, le comité organisateur des « Amitiés Françaises de Liège » a concocté un programme qui devrait ravir petits et grands. La grande salle des fêtes du Palais des Congrès accueillera fin d’après-midi le « Petit Théâtre d’Aquitaine » où les enfants retrouveront Guignol.
    A 19h une soirée Blind test sera lancée. Ensuite c’est DJ Inzemix qui animera la soirée jusqu’à 1h00 du matin.
    Le point d’orgues de la soirée sera le traditionnel feu d’artifice, réputé pour être un des plus beaux de Wallonie. Il est incontestablement à ne pas manquer cette année car il pourrait être  le dernier, en tout cas dans la configuration qu’on lui connaît actuellement. En effet, une nouvelle législation devrait entrer en vigueur pour l’année prochaine.
    "Il y a des législations qui sont en cours d’élaboration pour les feux d’artifice, mais nous n’avons pas encore toutes les précisions" déclare Alain Laroche. "Mais je pense qu’on arrivera à s’adapter à la future réglementation, et qu’on arrivera à faire en sorte que ce feu d’artifice reste un des plus beau de Wallonie.
    Pour ces festivités, plus de trente mille personnes sont attendues à Liège afin de fêter la fête nationale française comme nulle part ailleurs en Wallonie.

  • Ferrières: une chasse au trésor au château de Logne cet été

    Vieux de plusieurs centaines d’années, le château de Logne à Ferrières est un reflet de l’histoire de la région liégeoise. Cette année, découvrez-le différemment grâce à une chasse au trésor !

    L’histoire du château de Logne remonterait à l’époque gallo-romaine, soit au milieu du 1er millénaire après Jésus-Christ. A l’époque, il servait de refuge aux habitants de la vallée. Un cimetière datant de la fin de l’Antiquité y a d’ailleurs été retrouvé. Au 9e siècle, il sert d’abri aux moines de Stavelot en fuite devant Les Normands.
    Historiquement, le château de Logne est surtout connu pour avoir appartenu à la famille des « Sangliers des Ardennes ». Cette famille pro-francs, alors que la Belgique se trouve encore sous l’empire germanique, mène le domaine à sa perte. En 1521, il est détruit par l’armée de l’Empereur Charles Quint. « La famille des Sangliers des Ardennes était réputée pour être une famille de bandits et de pillards, qui faisaient beaucoup de dégâts dans la région », précise Benoît Wéry, conservateur du château de Logne et du musée du château-fort. Aujourd’hui, le château appartient à la Province de Liège. Les ruines surplombent toujours la vallée de l’Ourthe, au sein du domaine de Palogne.
    Une chasse aux trésors
    Chaque année, le domaine de Palogne propose des activités innovantes pour découvrir l’endroit autrement. Cette année, une chasse au trésor est organisée au sein du château-fort. Du 1er juillet au 31 août, en famille ou entre amis, arpentez le château de Logne, munis d’un plan et de six énigmes à résoudre.
    Ces énigmes sont des traces laissées par la Gatte d’or, un spectre étrange et propriétaire d’un fabuleux trésor. Une fois l’énigme finale résolue, découvrez ce trésor. Aussi à la clé ? Un diplôme de monnayeur. La famille des « Sangliers d’Ardennes » frappait de la fausse monnaie, en bons brigands. Grâce à cette chasse au trésor, les visiteurs marcheront dans leurs pas !

    Pour les moins téméraires, une exposition de peinture se tiendra également du 1er juillet au 31 août au musée du château-fort. Les œuvres du peintre liégeois Le Carpentier, maître de nombreux peintres de la région au début du siècle dernier, seront exposées. Le Carpentier a notamment vécu à Logne.
    Toutes les infos sur le château de Logne se trouvent sur le site : www.chateau-logne.be.
    Lire l'article complet dans la Meuse H-W

  • Maryam: une exposition exceptionnelle à l’occasion des Fêtes Septennales de Huy

    Une exposition exceptionnelle
    À l’occasion des Fêtes Septennales de Huy
    MARYAM 
    Marie dans l’art du Val de Meuse 
    Collégiale Notre-Dame et Saint-Domitien à Huy
    4 juin - 15 septembre 2019
    Attention!  Sachez que  la statue de N-D de Tillesse (Scry) sera exposée à cette occasion…
    Vous pourrez ainsi la voir ou la revoir en visitant l’exposition!!!

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    La dévotion à la Vierge a marqué chacun des moments de la vie de Huy. De la fondation au pied du rocher du premier oratoire dédié à Notre-Dame jusqu’aux fêtes contemporaines. La fête de la Vierge, la Belle Fête comme on dit, fut et est toujours perçue par les habitants de la ville et de tout l’arrière-pays comme une sorte de privilège de leur espace et comme la respiration du temps, régulière et rassurante. Aujourd’hui encore les Fêtes Septennales, - une tradition depuis le XVIIème siècle -, scandent la vie de la cité mosane et, au-delà des clivages religieux ou sociaux, fédèrent tous les citoyens autour d’un de leur plus fort symbole identitaire.
    Dans le cadre prestigieux de la Collégiale Notre-Dame et Saint-Domitien, patrimoine majeur de Wallonie, la grande exposition de l’Année Septennale mettra en exergue les diverses facettes des représentations de la Vierge entre Hesbaye et Condroz et dans le Val de Meuse... (lire la suite ci-dessous)

    Lire la suite

  • Ligne de Tram Clavier-Seraing. L’ancienne gare de Saint-Séverin a été rasée

    En 2016, nous vous avions proposé une évocation de la ligne de tram Clavier-Seraing, voir l'article sur ce blog. On peut actualiser aujourd'hui cette rétrospective avec la disparition de l'ancienne gare de Saint-Severin expliquée dans la Meuse du 11 mars.

    Les plus attentifs auront remarqué les engins de démolition à l’œuvre sur la route du Condroz à Nandrin, à côté du Terminus, sur ce qui fut l’ancienne gare de tram de Saint-Séverin. Le travail est à présent terminé, la construction d’une nouvelle bâtisse, dont le permis a été accordé, devrait débuter incessamment sous peu.
    Cette nouvelle construction remplacera donc l’ancienne gare de tram de Saint-Séverin qui a servi d’habitation et d’atelier de réparation de machines agricoles à Albert Lemmens, de Lemmens et Fils sprl, de 1985 à 2017. « Il y a deux ans, je suis parti m’installer à Tinlot car le bâtiment devenait vétuste, je devais refaire un atelier et je suis tombé sur celui terminé de Tinlot, c’était une opportunité. J’y suis aussi plus au calme que sur la route du Condroz » (Lire l'article complet d'A.G)

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    La ligne Clavier-Station – Nandrin-Quatre-Bras – Val-Saint-Lambert, du groupe de Clavier, desservie notamment par la gare de Saint-Séverin donc, avait pour objectif de désenclaver les régions rurales, de favoriser les mouvements de voyageurs et de marchandises, d’ouvrir le Condroz vers la vallée mosane industrielle et vers l’agglomération liégeoise. D’une longueur de 25,03 km, elle avait été ouverte à l’exploitation le 22 janvier 1890. Le transport des voyageurs s’est effectué jusqu’en 1952, celui des marchandises sur la portion Nandrin-Quatre-Bras-Val-Saint-Lambert jusqu’en 1953. La suppression du trafic (marchandises) sur la section Nandrin-Quatre-Bras-Clavier-Station a quant à elle lieu en 1958.

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    A lire également: « L’urbanisation de la N63 est un fiasco »

  • Mardi 5 mars 2019, c'est le ”MARDI GRAS”

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    Photo Liège Tourisme,

    Mardi gras est une période festive qui marque la fin de la "semaine des sept jours gras".
    Cette période, pendant laquelle on festoie, précède le mercredi des Cendres marquant le début du Carême. Les "Sept jours gras" se terminent en apothéose par le "mardi gras" et sont l'occasion d'un défoulement collectif. L'esprit de jeûne et d'abstinence qui s'annonce est momentanément mis entre parenthèses : place au carnaval !
    La date de Mardi gras est mobile car elle est associée à la date de Pâques (donc le premier dimanche qui suit la pleine lune et l'équinoxe, toujours entre le 22 mars et le 25 avril), c'est ainsi que le Mardi Gras est toujours fixé entre le 3 février et le 9 mars, soit juste avant la période de Carême, c'est-à-dire 41 jours + 6 dimanches, soit finalement 47 jours avant Pâques. (D'après Wikipédia)
    Les carnavals en Province de Liège

  • Tinlot. La 3e partie de l'histoire locale écrite par Louis Pauquay est en ligne

    Après une première publication en 2017 (voir l’article « Sur la voie romaine dans nos villages condrusiens »), Louis Pauquay (Abée) avait poursuivi en 2018 avec une deuxième publication intitulée: "Abée et Scry avant la Révolution Française". Voir l'article:
    1e partie -Abée dans la Principauté de Liège, (du Moyen-Age jusqu'à 1566).
    2e partie -Abée dans les rivalités des états européens (1566 - 1789)
    Cette publication illustrée a ravi les amateurs d'histoire locale ou simplement ceux qui veulent connaître notre passé. Elle a été mise en ligne sur le site communal à l’occasion des fêtes du village d’Abée et de Scry.

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    En janvier 2019, voici la suite de ces publications avec la troisième partie: Abée et Scry après 1789.
    Elle est pubiée sur le site communal: tinlot.be/ loisirs/notre histoire, notre passé.
    Vous pouvez également la télécharger ici:
    3e partie
    Abée et Scry après 1789
    2e partie Abée dans les rivalités des états européens (1566 - 1789)
    1e partie  Abée dans la Principauté de Liège, (du Moyen-Age jusqu'à 1566).

     

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    Membre de la précédente CCATM de Tinlot et déjà passionné par nos chemins et sentiers, ce licencié en philologie classique à la retraite, nous a déjà présenté un parcours complet sur la Chaussée Romaine depuis Ombret jusqu'à Vervoz à partir de tous les vestiges, les recherches et les publications déjà réalisées mais y ajoutant une touche personnelle et en les présentant sous forme d'un parcours passionnant à découvrir ! Le voici maintenant dans son village d'Abée dont la 3e partie de l'histoire locale a été publiée en 2019.

  • Province de Liège, patrimoine exceptionnel

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    La dernière émission de Vu du Ciel de cette année 2018 revient sur quelques sites survolés depuis le début de l'émission, et qui appartiennent au "Patrimoine Exceptionnel de Wallonie".
    La Wallonie compte près de 4000 biens protégés par classement. Parmi ces 4000 biens classés en Wallonie, les plus exceptionnels d’entre eux sont repris dans une liste, mise à jour tous les 3ans, et qui compte actuellement près de 220 biens particulièrement remarquables. C'est le "Patrimoine exceptionnel de Wallonie".
    Ce numéro montre la diversité de ce patrimoine exceptionnel : sites religieux, militaires ou mémoriels, ponts et châteaux, ensembles architecturaux ou bâtiments isolés, sites industriels ou naturels, ces différents lieux sont tous remarquables et ont, par leurs qualités, incité les autorités wallonnes à s'engager à mettre en œuvre les moyens et les techniques nécessaires à leur conservation.  
    A regarder sur RTC

  • Histoire locale. Saint-Nicolas, Père Fouettard et ... Hanscroufe à Liège

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    Voici un complément intéressant apporté par Marcel P. à l'article sur St-Nicolas paru le 6 décembre: "Afin de rester régional, à Liège, on ne connait pas le Père Fouettard, on connaissait Hanscroufe et on en avait plutôt peur, bien qu'il soit l'aide de Saint Nicolas pour distribuer des friandises aux enfants sages (c'est-à-dire à tous les enfants rencontrés). Rappelons aussi que Hanscroufe provient de l'allemand Hans = Jean et et du wallon croufe qui veut dire bosse; donc finalement Jean à la bosse. Donc en résumé, gardons pour la région liégeoise le magnifique nom de Hanscroufe, plutôt que le Père Fouettard, qui a une connotation un peu sévère."
    Un commentaire dont vous trouverez différents développement selon les régions Sur Wikipédia:
    Père fouettard désigne le compagnon de Saint-Nicolas, il en existe de deux types :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A8re_Fouettard_(Hans_Trapp)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Nicolas_(f%C3%AAte)

    Tant que nous sommes dans les références, on peut déjà trouver Hanscroufe dans le dictionnaire Liégeois de Jean HAUST, dont la 1ère parution date de 1929, au mot Hanscroufe et dans son dictionnaire Français-Liégeois, paru en 1ère édition après son décès en 1946, au mot Nicolas. Jean HAUST était une sommité en dialectologie wallonne. Il était professeur à l'Université de Liège et membre de l'Académie de Langue et de Littérature Française. Jean HAUST nous a laissé un triptyque dont le 1er ouvrage est le Dictionnaire des Rimes ou Vocabulaire Liègeois-Français publié en 1927. Ces trois ouvrages sont véritablement une somme du wallon liégeois qu'il est bon de consulter de temps en temps pour se rappeler la signification d'un mot en wallon. Les deux 1ers ouvrages cités ci-avant sont agrémentés de figures explicatives très intéressantes d'Édouard REMOUCHAMPS qui nous montrent bien souvent des outils ou ustensiles perdus de vue actuellement. Vraiment ce sont des bouquins fort intéressants. Merci à Mrs Jean HAUST et Édouard REMOUCHAMPS pour tout ce travail.
    Mise à jour du 10/12: commentaire de Marcel Ponthier (Facebook)